Dimanche 8 janvier 2012. Dimanche après la Théophanie, 30ème après Pentecôte

Dimanche 8 janvier 2012. Dimanche après la Théophanie, 30ème après Pentecôte, ton 5, exap. 8

On peut reprendre les antiennes de la Fête, ou bien Typiques et Béatitudes avec des versets de l’ode 6 du canon de la Fête

Tropaire de la Résurrection en ton 5

Verbe coéternel au Père et à l’Esprit, Toi qui es né de la Vierge pour notre salut, nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ; car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.

Tropaire du baptême du Christ (Epiphanie, ou Théophanie), ton 1

Pendant ton baptême dans le Jourdain, ô Christ, fut manifesté l’adoration due à la Trinité. Car la voix du Père te rendit témoignage en te nommant le Fils bien aimé, et l’Esprit, sous forme de colombe, confirmait la vérité de cette parole. Christ Dieu qui es apparu et qui as illuminé le monde, gloire à toi !

Gloire…Et maintenant…

Kondakion de la Théophanie, ton 4 

En ce jour de l’Epiphanie l’univers a vu ta gloire, car, Seigneur, Tu t’es manifesté et sur nous resplendit ta lumière. C’est pourquoi en pleine connaissance nous te chantons : « Tu es venu et t’es manifesté, Lumière inaccessible ! »

Prokimenon de l’après-fête, ton 1

Que ta miséricorde, Seigneur, vienne sur nous,
comme nous avons mis en toi notre espérance !
V : Exultez, les justes, dans le Seigneur ; aux hommes droits convient la louange. (Ps.32, 22 et 1)

Epître du dimanche après la Théophanie

Ephésiens 4, 7-13

Frères, chacun de nous a reçu un don particulier, conformément à ce que le Christ a donné. Comme le déclare l’Ecriture: „Quand Il est monté sur les hauteurs, Il a emmené des prisonniers avec lui; Il a fait des dons aux hommes”. Or, que veut dire „Il est monté”? Cela veut dire qu’Il est d’abord descendu dans les régions les plus profondes de la terre. Celui qui est descendu est le même que Celui qui est monté au plus haut des cieux afin de combler tout l’univers. C’est lui qui a fait des dons particuliers aux humains: Il a donné aux uns d’être apôtres, à d’autres d’être prophètes, à d’autres encore d’être évangélistes, pasteurs ou enseignants. Il a agi ainsi pour préparer les membres du peuple de Dieu à accomplir la tâche du service chrétien, pour faire progresser le Corps du Christ dans la foi. De cette façon, nous parviendrons tous ensemble à l’unité de notre foi et de notre connaissance du Fils de Dieu; nous deviendrons des adultes dont le développement atteindra à la stature parfaite du Christ.

Alléluia du dimanche après la Théophanie (après-fête), ton 5

Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ; de génération en génération ma bouche annoncera ta vérité.
V : Car Tu as dit : « la miséricorde est un édifice éternel. » Dans les cieux est préparée ta vérité. (Ps.88, 2 et 3)

Evangile du dimanche après la Théophanie

Matthieu 4, 12-17

En ce temps-là, quand Jésus apprit que Jean avait été mis en prison, Il s’en alla en Galilée. Il ne resta pas à Nazareth, mais alla demeurer à Capernaüm, ville située au bord du lac de Galilée, dans la région de Zabulon et de Nephtali. Il en fut ainsi afin que se réalisent les paroles du prophète Isaïe qui dit: „Région de Zabulon, région de Nephtali, en direction de la mer, de l’autre côté du Jourdain, Galilée qu’habitent les non Juifs! Le peuple qui vit dans la nuit verra une grande lumière! Pour ceux qui vivent dans le sombre pays de la mort, la lumière apparaîtra!” Dès ce moment, Jésus se mit à prêcher en disant: „Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche!”

Mégalynaire, ton 2

Magnifie, ô mon âme, celui qui a reçu du Précurseur le baptême ! Merveille qui dépasse tout esprit, ton enfantement, Epouse immaculée ! Par toi, Mère bénie, ayant trouvé le salut, nous t’offrons un chant d’action de grâce mérité, et comme Bienfaitrice nous t’acclamons !

Koinonikon du dimanche (Louez le Seigneur…)

Catéchèse

« Conversion » : du grec metanoia, retournement de l’esprit, changement radical de mentalité, révision totale du système de valeurs, révolution de la pensée. « Se convertir », c’est se tourner vers Dieu, pour demander le pardon de ses péchés, mais également pour adopter un mode de vie et de pensée cohérent avec la révélation que Dieu fait de lui-même ; cela consiste à répondre à son appel : « Suis-moi ! » (Jn 21, 19) afin de faire sa volonté. Se convertir, c’est, profondément, changer. Mais nous ne pouvons pas nous changer seulement par nous-mêmes ; c’est pourquoi nous prions le Seigneur : « Convertis-moi, ô Dieu ! » (Jér 31, 18) ; « fais-moi connaître la voie où je dois marcher…  Apprends-moi à faire ta volonté, car Tu es mon Dieu ! » (Ps 142, 8 et 10).

Pour Jésus Christ, « ce qui compte, c’est le retournement du coeur qui fait redevenir comme un petit enfant (Mt 18, 3ss). C’est ensuite l’effort continu pour ‘chercher le Royaume de Dieu et sa justice’ (Mt 6, 33), c’est-à-dire pour régler sa vie selon la Loi nouvelle. L’acte même de la conversion est évoqué dans des paraboles très parlantes. S’il implique une volonté de changement moral, il est surtout humble appel, acte de confiance : ‘Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis !’ (Lc 18, 13). La conversion est une grâce due à l’initiative divine qui prévient toujours : c’est le pasteur qui part à la recherche de la brebis perdue (Lc 15, 4ss ; cf 15, 8). La réponse humaine à cette grâce est analysée concrètement dans la parabole de l’enfant prodigue, qui met dans un relief étonnant la miséricorde du Père (Lc 15, 11-32). Car l’Evangile du Royaume comporte cette révélation déconcertante : ‘Il y a plus joie dans le ciel pour un pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de pénitence’ (Lc 15, 7.10). Aussi bien Jésus manifeste-t-Il aux pécheurs une attitude d’accueil qui scandalise les pharisiens (Mt 9, 10-13 ; Lc 15, 2) mais provoque des conversions ; et l’évangile de Luc se plaît à rapporter en détail certains de ces retours, comme celui de la pécheresse (Lc 7, 36-50) et celui de Zachée (19, 5-9) ». (Vocabulaire de Théologie Biblique, Le Cerf, Paris, 1995, p. 956-957)

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard

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