Saint Nicolas de Myre (6 décembre)

Saint Nicolas de MyreNicolas de Myre, né à Patara, en Lycie, en 270, et mort en 345, est un évêque thaumaturge vénéré comme saint par l’Église chrétienne et très populaire chez les Orthodoxes.

Il est saint patron des Lorrains, des Russes, des Fribourgeois, des Ovillois, des écoliers, des étudiants, des enseignants, des marins, des hommes et femmes souffrant de stérilité, des célibataires, des vitriers, des bouchers, des voyageurs.

Saint Nicolas est un modèle pour les évêques orthodoxes, fait duquel ils portent souvent un encolpion avec son effigie.

Sa commémoration chrétienne le 6 décembre (qui tombe actuellement le 19 décembre dans les pays qui utilisent le comput julien pour les fêtes religieuses) est une fête très populaire dans bien des pays du monde. À la Saint-Nicolas, la tradition veut que les enfants qui, durant toute l’année, ont été sages, reçoivent des friandises, de nature variable selon les régions, et des cadeaux. Ceux qui n’ont pas été sages se voient offrir un martinet par le père Fouettard, ce qui est rare, car il est possible de leur pardonner s’ils se repentent.

Selon l’hagiographie chrétienne, dès sa petite enfance Nicolas se trouva à l’orphelinat à la suite d’une épidémie de peste. Il fut évêque de la ville de Myre, toujours en Lycie, située dans l’Anatolie du sud-ouest. Selon la tradition, il est présent au Ier concile de Nicée en 325.

Sa réputation de charité le fit proclamer saint et l’on fête l’anniversaire de sa mort le 6 décembre.

Sa vie est remplie d’anecdotes souvent représentées dans l’iconographie religieuse : ainsi, apprenant qu’un père n’a pas de quoi fournir une dot de mariage à ses trois jeunes filles et qu’il n’a d’autre moyen de survivre que de les livrer à la prostitution, Nicolas jette des bourses pleines d’argent dans leurs bas qu’elles avaient mis à sécher sur la cheminée. Grâce à lui, le père peut assurer le mariage de ses trois filles.

Il sauve également de la tempête les marins d’un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myre.

Ses ossements sont conservés dans une église de Myre en Lycie jusqu’au XIe siècle. Ils ont la particularité de suinter une huile sacrée. Cette manne est connue dans l’Europe du Moyen Âge. Cette célébrité attire soixante-deux marins venus de Bari, qui volent et ramènent ces reliques le 9 mai 1087 en terre chrétienne à Bari. Une basilique lui est spécialement construite entre 1089 et 1197. Des fragments de ses reliques se trouvent dans beaucoup de lieux saints.

(source, adaptation: http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_de_Myre)

Hymnographie

Tropaire, ton 4
La justice de tes œuvres a fait de toi pour ton troupeau une règle de foi, un modèle de douceur, un maître de tempérance; c’est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l’exaltation et par ta pauvreté la richesse. Père saint, Pontife Nicolas, prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes.

Kondakion, ton 3
A Myre, saint Évêque, tu t’es montré comme le ministre du sacrifice divin; car, accomplissant l’Évangile du Christ, tu donnas ta vie pour tes brebis et sauvas les innocents de la mort; dès lors tu fus sanctifié, comme grand Pontife de la grâce de Dieu.

Ikos
Par nos hymnes, peuples, célébrons l’archevêque de Myre, son pasteur et docteur, afin qu’à sa prière nous soyons illuminés, puisqu’il s’est montré dans toute la pureté de son esprit présentant au Christ l’offrande immaculée, à Dieu le sacrifice qui lui plaît, comme évêque purifié dans sa chair et son esprit; c’est pourquoi il est en vérité pour l’Église un défenseur, un protecteur, comme grand Pontife de la grâce de Dieu.

Prières à Saint Nicolas

 

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