Dimanche 24 janvier 2010. Dimanche du Publicain et du Pharisien. Début du Triode

Dimanche 24 janvier 2010. Dimanche du Publicain et du Pharisien. Début du Triode. Ton 8.

Tropaire de la Résurrection (ton 8)

Du Ciel Tu descendis, ô Dieu de miséricorde ; trois jours dans le tombeau Tu souffris de demeurer pour nous délivrer de nos péchés ; notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !

Tropaires et kondakia de l’église.

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion du Triode (ton 4)

Parabole du Pharisien et du PublicainDu Pharisien fuyons la jactance ! du Publicain apprenons l’humilité et gémissons sur nos péchés, en disant au Sauveur : « Pardonne-nous, Seigneur, qui seul es indulgent ! »

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Kondakion de la sainte Rencontre (t. 1)

Seigneur qui par ta naissance as sanctifié le sein de la Vierge, par ta présentation Tu as béni les mains de Siméon. En venant à notre rencontre Tu nous as sauvés, ô Christ notre Dieu. Donne en notre temps la paix à ton Eglise, affermis nos pasteurs dans ton amour, Toi le seul Ami des hommes.

Prokimenon du ton 8

Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ;
vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents !

V/ : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand !

Epître du Triode

2 Timothée 3, 10-15

Toi, Timothée, mon enfant dans la Foi, tu m’as suivi dans mon enseignement, dans ma conduite et mes projets, dans la foi, la patience, dans l’amour du prochain et la constance, dans les persécutions et les souffrances qui me furent infligées à Antioche, à Iconium et à Lystres. Quelles persécutions n’ai-je pas eu à subir ! Et de toutes le Seigneur m’a délivré. D’ailleurs, tous ceux qui veulent vivre avec piété dans le Christ Jésus seront persécutés ; tandis que les méchants et les imposteurs feront toujours plus de progrès dans le mal, égarant les autres et s’égarant eux-mêmes. Mais toi, demeure ferme dans ce que tu as appris et en quoi tu as mis ta foi, sachant de quelles personnes tu l’a appris : car depuis l’enfance tu connais les saintes Ecritures qui peuvent te procurer la sagesse en vue du Salut par la foi dans le Christ Jésus.

Alléluia du ton 8

Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur !

V/ : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !

Evangile du Triode

Luc 18, 10-14 (n. trad.)

En ce temps-là, Jésus dit la parabole suivante.
Deux personnes montèrent au temple pour prier, l’un pharisien et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : « Ô Dieu, je te rends grâce de ce que je ne suis pas comme les autres gens, avides, injustes, adultères, ou bien comme ce publicain. Je jeûne deux fois par semaine et j’acquitte la dîme de tout ce que j’ai gagné. » Or le publicain, se tenant à l’écart, ne voulait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant : « Ô, Dieu, sois propice à moi, pécheur ! » Je vous le dis, ajouta Jésus, celui-ci descendit chez lui justifié, au contraire de celui-là, car toute personne qui s’élève sera abaissé, mais qui s’abaisse sera élevé.

Catéchèse : mots ou expressions soulignés dans les textes de ce jour.

Ciel : au sens matériel, la Bible en souligne l’harmonie et la stabilité (Gen.1, 1, 18 ; 7, 11 ; 15, 5). Ce ciel, ou « cieux », symbolise le monde de l’inaccessibilité et du mystère ; à la fois le monde intelligible des pensées ou raisons divines, et celui de l’incompréhensibilité de Dieu, icône cosmique de la sagesse miséricordieuse su Seigneur. Il signifie la réalité de la présence invisible de la Divinité, mais que des anges et des saints. C’est vers lui que l’orant tend les mains. Il est, selon la Bible, la demeure de Dieu et de ses amis, les « justes ». Jésus est « descendu des cieux » et « monté aux cieux », parce que, étant Dieu, Il habite cette demeure inaccessible, tout en étant chez soi sur la terre, dans le visible et le sensible, s’étant « fait chair » et « fait Homme », accessible et connu.

Pharisiens : « Secte juive (héb.persusim : « les séparés ») comprenant au temps de Jésus environ six mille membres ; comme celle des Esséniens, elle est ordinairement rattachée aux Hassidéens (héb.hasidim : « les pieux ») qui au temps des Maccabées luttèrent avec acharnement contre l’influence païenne (1 Macc.2, 42). Elle comptait l’ensemble des scribes et des docteurs de la Loi, mais aussi un certain nombre de prêtres. Organisant ses membres en confréries religieuses, elle visait à les maintenir dans la fidélité à la Loi et dans la ferveur » (Vocabulaire de Théologie Biblique, p. 992)

Salut : être sauvé, c’est être protégé d’un péril. C’est aussi participer à la béatitude des saints. Le Christ sauve parce qu’Il arrache l’Homme à la mort et à la souffrance, et le fait participer à sa vie éternelle et impassible. « Jésus » veut dire « Dieu sauve » ou « Salut de Dieu » : Il sauve en offrant la participation à lui-même et à sa divinité, par la communion dans la Foi à son Corps et à son Sang précieux.

Justifié : non une conformité légaliste (juive, chrétienne ou même sociale), mais être reconnu dans l’attitude juste, qui s’offre à la miséricorde de Dieu. Le but du Carême est l’acquisition de cette « justice » : elle s’accomplit dans l’amour de Dieu et du prochain et dans la connaissance suprême de la Divinité par la joie et l’exultation pascale. La « justice » conduit ainsi à la Joie, ou libération définitive du péché et de la mort, non seulement du corps, mais de l’âme. Le Christ s’est manifesté le Juste par excellence, non seulement comme Innocent, mais comme Saint et irradiant la Lumière.

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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Voir aussi:

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