Dimanche 15 novembre 2009, 25ème après Pentecôte, 10ème après la Croix. Entrée dans le jeûne de Noël (de saint Martin ou de saint Philippe) ou Avent

Dimanche 15 novembre 2009, 25ème après Pentecôte, 10ème après la Croix. Entrée dans le jeûne de Noël (de saint Martin ou de saint Philippe) ou Avent

Tropaire de la Résurrection (ton 6)

Devant ton sépulcre, les puissances des cieux autant que les soldats, furent frappées d’effroi. Marie-Madeleine se tenait près du tombeau/ et cherchait ton corps immaculé. Mais Tu brisas l’enfer sans te laisser vaincre par lui ; Tu rencontras la Vierge et nous donnas la vie:/ Ressuscité d’entre les morts, Seigneur, gloire à toi !

Tropaire(s) et kondakia de l’église ou du monastère.

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion de la Résurrection (ton 6)

De sa main vivifiante, le Seigneur Source-de-vie, le Christ notre Dieu, a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’enfer, accordant la résurrection à tout le genre humain. Il est vraiment notre Sauveur, notre Vie, notre Résurrection et le Dieu de l’univers !

Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu (ton 6)

Protectrice assurée des chrétiens, Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs ! Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi: « Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, Secours constant de ceux qui t’honorent !»

Prokimenon (ton 6)

Seigneur, Sauve ton peuple,
et bénis ton héritage !

Vers toi, Seigneur, je crie ; mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi !

Épître du jour

Ephésiens 4, 1-7.

Frères, je vous encourage, moi qui suis en prison à cause du Seigneur, à mener une vie digne de l’appel que vous avez reçu : en toute humilité, douceur et patience vous supportant les uns les autres avec charité, appliquez-vous à conserver l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix. Il n’y a qu’un seul Corps et qu’un seul Esprit, comme il n’y a qu’une seule espérance au terme de l’appel que vous avez reçu ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous et en tous.

Alléluia dominical (t. 6)

Celui qui demeure sous le secours du Très Haut repose sous la protection du Dieu du ciel. – Il dit au Seigneur : « Tu es mon soutien et mon refuge : mon Dieu, en qui je mets mon espérance ! »

Evangile du jour

Luc 10, 25-37 (notre traduction)

En ce temps-là, voici qu’un légiste se leva et dit à Jésus pour l’éprouver : « Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Dans la Loi qu’est-il écrit? Comment lis-tu ? » Celui-ci répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même ». Jésus lui dit : « Tu as bien répondu ; fais cela et tu vivras ». Mais l’autre, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »

Répondant Jésus dit : « Quelqu’un descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba dans les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent, le laissant à demi mort. Il se trouva qu’un prêtre descendait par cette route : il le vit, changea de côté et passa. De même un lévite, arrivant à cet endroit, l’aperçut, changea de côté et passa. Mais un Samaritain qui faisait la route arriva près de lui : il le vit et son cœur se serra. Il s’approcha, pansa ses plaies et y versa de l’huile et du vin ; puis il le prit sur sa propre monture et le conduisit dans une auberge, où il prit soin de lui. Le lendemain, il prit deux deniers et les donna à l’aubergiste et dit : Prends soin de lui, et si tu dépenses quelque chose en plus, moi je te rembourserai à mon retour. Lequel de ces trois, à ton avis – demanda Jésus – s’est montré le prochain de la personne tombée aux mains des brigands ? » L’autre dit : « C’est celui qui lui a fait miséricorde ». Alors Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même ! »

Catéchèse/homélie : La tradition du jeûne et de l’abstinence pendant le carême de Noël ou Avent

Par le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « de saint Martin » (fête de saint Martin le Miséricordieux le 11 novembre) ou « de saint Philippe » (fête du saint apôtre Philippe le 14 novembre), et Avent (« Venue » du Christ), nous nous préparons corps et âme à accueillir et à glorifier le Verbe incarné. Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle, dure quarante jours et a toujours une date fixe : 15 novembre – 25 décembre. On commence le soir du 14 novembre : si c’est un mercredi ou un vendredi, on commence le 13 au soir.

C’est un carême plus léger que les autres. Nous nous abstenons de viande, d’œufs et de fromage. Le lundi, le mercredi et le vendredi on s’abstient de vin et d’huile. Mais, mardi et jeudi, on prend du vin et de l’huile ; le samedi et le dimanche on prend du poisson, de l’huile et du vin. Le poisson est ainsi consommé au moins jusqu’à la fête de saint Nicolas (6 décembre) et même jusqu’au dimanche des saints Ancêtres (13 décembre cette année), dans l’Eglise roumaine.

La veille de Noël on mange seulement le soir des céréales, des fruits et des légumes. Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence.

Le 21 novembre, mémoire de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple, on mange du poisson. Il en est de même les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête.

Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage, parce qu’on prépare la fête de la Nativité.

Pendant cette période, nous pouvons lire davantage la Parole de Dieu (par exemple le prophète Isaïe). Nous pouvons prier davantage. Nous pouvons nous confesser plus souvent. Nous pouvons nous exercer à être miséricordieux (à l’image du Bon Samaritain, de saint Martin et de saint Nicolas) envers notre prochain et avec toutes les créatures. Nous préparons ainsi le grand mystère de Noël : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son propre monde de l’intérieur et le sauver. La générosité divine et l’aumône, caractéristiques de l’Avent, seront enseignées aux enfants ; elles contribuent à la transfiguration de la société civile.

Du point de vue œcuménique, les chrétiens des diverses Eglises (les familles interconfessionnelles ou « mixtes », p. ex.) peuvent faire une commune démarche, au moins à partir du 4ème dimanche, tous étant alors entrés dans l’Avent.

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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