Dimanche 30 novembre 2008, 24ème après Pentecôte, 11ème après la Croix, ton 7. Mémoire du saint apôtre André le Premier Appelé. Troisième dimanche de l’Avent

Dimanche 30 novembre 2008, 24ème après Pentecôte, 11ème après la Croix. Mémoire du saint apôtre André le Premier Appelé. Troisième dimanche de l’Avent

Tropaire de la Résurrection, t. 7

Tu as détruit la mort par ta croix, ouvert au Larron le Paradis ; changé en joie les pleurs des myrophores et ordonné aux apôtres de prêcher : « Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, donnant au monde ta grande miséricorde ! »

Tropaire de saint André, t. 4

Toi qui des apôtres fut le premier appelé et le propre frère de leur coryphée, saint André, intercède auprès du Maître de l’univers pour qu’au monde Il fasse le don de la paix et qu’à nos âmes Il accorde la grâce du salut !

Kondakion de la Résurrection, t. 7

Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort. L’Enfer est enchaîné, les prophètes tous ensemble se réjouissent. Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi: venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !

Gloire…

Kondakion de saint André, t. 2

L’éponyme de la vaillance, le premier appelé parmi les disciples du Sauveur, André, le frère de Pierre, acclamons-le ; car il nous répète ce que jadis il lui a dit : « Nous avons trouvé l’unique objet de nos désirs ! »

Et maintenant…

Kondakion de l’avant-fête de Noël (us. grec), t. 3

La Vierge en ce jour se prépare à enfanter ineffablement en une grotte le Verbe qui précède les siècles. Terre entière, à cette nouvelle, chante et danse ! Glorifie avec les anges et les bergers celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né, le Dieu qui précède les siècles !

Prokimenon

Prokimenon dominical, t. 7

Le Seigneur donnera la force à son peuple ;
le Seigneur bénira son peuple dans la paix.
V/ : Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur !

Prokimenon du saint, t. 8

Leur son a retenti par toute la terre,
et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde
V/ : Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’œuvre de ses mains le firmament l’annonce !

Epître

Epître dominical :
Colossiens 3, 12-16

Frères, vous qui êtes saints et bien-aimés de Dieu, vous qui êtes ses élus, revêtez vos cœurs de tendresse et de bonté, de patience, de douceur et d’humilité. Soutenez-vous mutuellement et, si quelqu’un en veut à quelqu’un, faites-vous grâce les uns aux autres. Puisque le Seigneur vous a fait grâce, faites de même à votre tour. Par-dessus tout cela, revêtez-vous d’amour, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Christ soit l’arbitre de vos cœurs, elle à laquelle, en un seul corps, vous avez été appelés. Enfin, soyez reconnaissants.

Qu’en abondance demeure en vous la parole du Christ. En toute sagesse, instruisez-vous, exhortez-vous mutuellement. Et de tout votre cœur, par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, dans la gratitude, chantez à Dieu !

Epître du saint :
1 Corinthiens 4, 9-16

Frères, je pense que Dieu nous a produits les derniers sur la scène, nous les apôtres, comme des gens voués à la mort; car nous avons été faits un spectacle pour le monde, et pour les anges et pour les hommes. Nous, nous sommes fous pour l’amour de Christ, mais vous, vous êtes sages en Christ; nous sommes faibles, mais vous forts; vous en honneur, mais nous dans le mépris. Jusqu’à cette heure nous souffrons et la faim et la soif, et nous sommes nus, et nous sommes souffletés, et nous sommes sans demeure fixe, et nous prenons de la peine, travaillant de nos propres mains; injuriés, nous bénissons; persécutés, nous le supportons; calomniés, nous supplions: nous sommes devenus comme les balayures du monde et le rebut de tous jusqu’à maintenant. Ce n’est pas pour vous faire honte que j’écris ces choses, mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés. Car quand vous auriez dix mille maîtres dans le Christ, vous n’avez cependant pas beaucoup de pères, car moi je vous ai engendrés dans le Christ Jésus par l’évangile. Je vous supplie donc d’être mes imitateurs.

Alléluia

Alléluia dominical, t.7 :

Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut !
V/ : Pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit !

Alléluia du saint, t. 1 :

Les cieux rendent confessent tes merveilles, Seigneur !
V/ : Dieu est glorifié dans le conseil des saints.

Evangile

Evangile dominical :
Luc 18, 18-27 (notre traduction)

En ce temps-là, un responsable interrogea Jésus et lui dit : « Maître bon, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui répondit : « Pourquoi dis-tu que Je suis bon ? Nul n’est bon que Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne tue pas, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, honore ton père et ta mère. » L’autre répondit : « Tout cela, je l’ai gardé depuis ma jeunesse ! » A ces mots, Jésus lui dit : « Il te manque encore ceci : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis, viens et suis-moi ! » Quand il entendit ces paroles, l’homme devint très triste, car il était extrêmement riche. Jésus, le voyant attristé, déclara : « Comme il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! » Ceux qui écoutaient Jésus lui demandèrent alors : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus répondit : « Ce qui est impossible pour les humains relève de Dieu. »

Evangile du saint :
Jean 1, 35-51

En ce temps-là, le lendemain encore, Jean se tint là, et deux de ses disciples; et regardant Jésus qui marchait, il dit: Voilà l’agneau de Dieu! Et les deux disciples l’entendirent parler, et ils suivirent Jésus. Et Jésus se retournant, et voyant qu’ils le suivaient, (1-39) leur dit: Que cherchez-vous? Et il lui dirent: Rabbi (ce qui, interprété, signifie maître), où demeures-tu? Il leur dit: Venez et voyez. Ils allèrent donc, et virent où il demeurait; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là: c’était environ la dixième heure. André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient ouï parler de lui à Jean, et qui l’avaient suivi. Celui-ci trouve d’abord son propre frère Simon, et lui dit: Nous avons trouvé le Messie (ce qui, interprété, est Christ).Et il le mena à Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit: Tu es Simon, le fils de Jonas; tu seras appelé Céphas (qui est interprété Pierre).Le lendemain, il voulut s’en aller en Galilée. Et Jésus trouve Philippe, et lui dit: Suis-moi.Or Philippe était de Bethsaïda, de la ville d’André et de Pierre.Philippe trouve Nathanaël et lui dit: Nous avons trouvé celui duquel Moïse a écrit dans la loi et duquel les prophètes ont écrit, Jésus, le fils de Joseph, qui est de Nazareth. Et Nathanaël lui dit: Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth? Philippe lui dit: Viens et vois.Jésus vit Nathanaël venir vers lui, et il dit de lui: Voici un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude.Nathanaël lui dit: D’où me connais-tu? Jésus répondit et lui dit: Avant que Philippe t’eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais.Nathanaël répondit et lui dit: Rabbi, tu es le Fils de Dieu; tu es le roi d’Israël.Jésus répondit et lui dit: Parce que je t’ai dit que je te voyais sous le figuier, tu crois? tu verras de plus grandes choses que celles-ci. Et il lui dit: En vérité, en vérité, je vous dis: Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le fils de l’homme.

Koinonikon dominical, et du saint : Leur son a retenti par toute la terre, et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde en ton occ. : 7

Catéchèse

Encore l’argent ! La richesse : bénédiction ou malédiction ? Richesse des Apôtres…

– Bénédiction : Abraham et tous les patriarches avaient de nombreux et grands biens ; c’était le signe de leur justice et de la faveur de Dieu à leur égard. Personne n’a jamais eu honte d’être riche ; au contraire, on en remercie Dieu et on en fait profiter l’entourage. Rendre à Dieu ce qui vient de Dieu : comportement sacerdotal de l’être humain conscient.

– Grande épreuve, autant que la pauvreté : c’est dans l’usage qu’il en fait que le juste témoigne de sa justice et de sa foi. Les tentations existent : avarice, jouissance égoïste et mépris des pauvres. Aussi la richesse, comme la santé et tous les biens pervertis, peut-elle être un obstacle au salut, selon l’exemple du Mauvais Riche de la parabole.

– Le chrétien, qui choisit selon la Tradition la voie moyenne, sent l’appel à s’enrichir des dons charismatiques de Dieu : ceux qu’énumère l’apôtre Paul dans l’épître de ce dimanche.

– Saint André exprime la vraie richesse : « Nous avons trouvé le Christ ! » (Jn.1, 41). Sa primauté est dans le fait qu’il fut le premier que Jésus Christ appela (il est le « Premier-Appelé ») et le premier à reconnaître Jésus comme Messie. D’autres formes de primauté existent : celle de Pierre qui confessa la vraie foi en modèle des évêques qui se succédèrent dans l’Eglise, et reçut la présidence du collège apostolique, comme les primats de nos jours. Autre forme de primauté : celle de la Mère de Dieu, Prototype de l’humanité nouvelle, honorée au-dessus des chérubins et des séraphins ; saint Jean l’Evangéliste, dont l’oreille entendit battre le cœur divino humain de Jésus, etc. Cette primauté est toujours « parmi des égaux », comme l’est par exemple celle de l’époux par rapport à l’épouse et aux enfants dans la famille.

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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