Dimanche 5 octobre 2008, 3ème après la Croix, 16ème après Pentecôte, ton 7. Sainte et victorieuse martyre Charitine et saint Placide

Dimanche 5 octobre 2008, 3ème après la Croix, 16ème après Pentecôte, ton 7. Sainte et victorieuse martyre Charitine et saint Placide

Tropaire de la Résurrection, t. 7

Tu as détruit la mort par ta croix, ouvert au Larron le Paradis ; changé en joie les pleurs des myrophores et ordonné aux apôtres de prêcher : « Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, donnant au monde ta grande miséricorde ! »

Tropaires et kondakia de l’église.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit…

Kondakion de la Résurrection en ton 7

Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort. L’Enfer est enchaîné, les prophètes tous ensemble se réjouissent. Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi: venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !

Et maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6

Protectrice assurée des chrétiens, Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs ! Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi: « Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, Secours constant de ceux qui t’honorent ».

Prokimenon de la Résurrection, t. 7

Le Seigneur donnera la force à son peuple ; le Seigneur bénira son peuple dans la paix. – Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur !

Epître du jour 

2 Corinthiens 11, 31-12, 9

Frères, si les autres ont l’audace de se vanter, je vais prendre ce risque, moi aussi, bien que cela me semble insensé. Eux, ils sont Hébreux ? Mais je le suis également ! Ils sont Israélites ? Moi aussi, je le suis ! Ils sont les descendants d’Abraham ? J’en descends, moi aussi ! Ils sont au service du Christ ? Eh bien, je vais dire une folie : j’y suis encore plus ! Plus qu’eux j’ai peiné ; j’ai reçu bien plus de coups ; plus qu’eux je me suis trouvé en prison, et je me suis si souvent exposé à la mort. Cinq fois, j’ai reçu des Judéens les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai été battu de verges par les Romains ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage, et il m’est arrivé de rester perdu en haute mer un jour et une nuit. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui y représentait le roi Arétas faisait garder la ville pour m’arrêter, et c’est d’une fenêtre qu’on me fit descendre dans un panier le long du rempart, pour que j’échappe à ses mains ! Tant de fois sur les routes, je me suis trouvé en péril du fait des rivières et du fait des brigands, en péril de la part des Judéens et de la part des païens, en péril dans les cités, dans les lieux inhabités, en péril sur les mers, et même les faux frères m’ont mis en danger. J’ai connu les fatigues et l’épuisement, passant tant de nuits sans sommeil, souffrant la faim et la soif, restant à jeun si souvent, transi de froid et manquant de vêtements. Et sans parler du reste, car le souci des Eglises me préoccupe chaque jour : si quelqu’un faiblit, je me sens faible avec lui ; si quelqu’un trébuche, c’est moi que la fièvre fait trembler. Si donc il faut se vanter, je me vanterai plutôt de ma fragilité ! Et Il sait que je ne mens pas, Celui qui est béni à jamais, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.

Faut-il se vanter ? Cela ne me convient guère ; et pourtant je veux en venir aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un chrétien qui a été ravi jusqu’au troisième ciel, il y a quatorze ans de cela. Etait-ce dans son corps ? Je ne sais. Etait-il hors de son corps ? Même incertitude, mais Dieu le sait. Et cette personne, (physiquement ou seulement en Esprit, il ne m’appartient pas de le savoir, c’est l’affaire de Dieu) je sais qu’elle fut emportée jusqu’au Paradis et qu’elle y entendit des paroles ineffables qu’il est impossible à l’être humain de répéter. Pour cette personne-là, je veux bien me vanter ; mais pour moi-même, je me vanterai seulement de ma fragilité. Oh ! Si je voulais me vanter, je ne serais pas insensé, parce que je dirais tout simplement la vérité. Mais je m’abstiens, de peur que l’idée qu’on s’en ferait ne dépasse ce que je laisse voir ou entendre de moi. D’ailleurs, pour m’empêcher de me surestimer, à cause des révélations exceptionnelles que j’ai reçues, il m’a été donné un tourment, semblable à une écharde dans la chair, comme un ange de Satan, chargé de me souffleter, pour m’empêcher de me surestimer. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi. Mais Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit ; et c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement ! » C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de ma fragilité, afin que sur moi repose la puissance du Christ !

Alléluia du jour, t. 7

Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut ! – pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit !

Evangile du jour 

Luc 6, 31-36 (n. trad.)

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Ce que vous voulez que les gens fassent pour vous, faites-le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle grâce y a-t-il pour vous? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment ! Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Les pécheurs également font cela ! Et si vous prêtez seulement à ceux dont vous espérez recevoir, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Des pécheurs également prêtent à des pécheurs pour recevoir d’eux la même somme ! Au contraire, aimez vos ennemis, faites-leur du bien et prêtez-leur sans rien espérer. Votre salaire sera grand et vous serez les fils du Dieu Très-haut, car Il gratifie les ingrats et les méchants. Devenez compatissants comme votre Père est compatissant. »

Catéchèse/homélie : l’enseignement de saint Silouane l’Hagiorite sur l’amour des ennemis.

« Le saint Esprit est amour et Il donne à l’âme la force d’aimer même les ennemis. Celui qui n’a pas cet amour n’a pas encore connu Dieu » (Starets Silouane, moine du Mont-Athos, Paris, 1973, p.101). « Le Seigneur est le Créateur miséricordieux et Il a compassion de tous. Le Seigneur a pitié de tous les pécheurs, comme une mère a pitié de ses enfants, même s’ils suivent un mauvais chemin. Là où il n’y a pas d’amour pour les ennemis et les pécheurs, l’Esprit du Seigneur est absent » (p. 101). « Ce commandement du Christ ‘Aimez vos ennemis’ est le reflet, dans le monde, du parfait amour de Dieu Trinité et constitue la pierre angulaire de tout notre enseignement » (P. Sophrony, p.224).

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