Dimanche 13 janvier 2008. Dimanche après la Théophanie, 33ème après Pentecôte, 18ème après la Croix. Ton 8. Mémoire de saint Hilaire de Poitiers et des saints et victorieux martyrs Ermile et Stratonique

Dimanche 13 janvier 2008. Dimanche après la Théophanie, 33ème après Pentecôte, 18ème après la Croix. Ton 8. Mémoire de saint Hilaire de Poitiers et des saints et victorieux martyrs Ermile et Stratonique.

Tropaire de la Résurrection, t. 8

Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté ! Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, afin de nous délivrer de nos passions, ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !

Tropaire du baptême du Christ (Epiphanie, ou Théophanie), t. 1

Pendant ton baptême dans le Jourdain, ô Christ, fut manifesté l’adoration due à la Trinité. Car la voix du Père te rendit témoignage en te nommant le Fils bien aimé, et l’Esprit, sous forme de colombe, confirmait la vérité de cette parole. Christ Dieu qui es apparu et qui as illuminé le monde, gloire à toi !

Tropaire (s) de l’église

[tropaires des saints protecteurs de l’église ou de la fête dont l’église est dédicacée]

Tropaire de saint Hilaire de Poitiers, t.3

Comme un des piliers de l’Orthodoxie, tu soutins, dans l’Eglise, l’enseignement d’Athanase, ce champion de la vraie foi: proclamant, toi aussi, le Fils de même nature que le Père, de l’arianisme tu as préservé l’Occident. Intercède, saint Hilaire, auprès de notre Dieu pour qu’Il accorde à nos âmes la grâce du salut !

Gloire…

Kondakion de saint Hilaire de Poitiers, t.3

Sans ménager tes peines et la sueur de ton front, tu extirpas de ton domaine les ronces de l’hérésie ; et comme un gai laboureur, Hilaire, joyeusement en bonne terre tu as semé, au souffle de l’Esprit, la semence de la vraie foi: arrosée par l’eau vive du Verbe de même nature que le Père divin, elle a nourri les adorateurs de l’indivisible Trinité.

Et maintenant…

Kondakion de la Théophanie en ton 4

En ce jour de l’Epiphanie l’univers a vu ta gloire, car, Seigneur, Tu t’es manifesté et sur nous resplendit ta lumière. C’est pourquoi en pleine connaissance/ nous te chantons : « Tu es venu et t’es manifesté, Lumière inaccessible ! »

Prokimenon

Prokimenon du dimanche après la Théophanie, t. 1

Que ta miséricorde, Seigneur, vienne sur nous,
comme nous avons mis en toi notre espérance !

V : Exultez, les justes, dans le Seigneur ; aux hommes droits convient la louange !

Prokimenon du saint, t.4

Ma bouche va faire entendre la sagesse,
et mon cœur médite de prudents avis.

V : Ecoutez ceci, toutes les nations ! Prêtez l’oreille, tous les habitants de l’univers.

Epître

Epître du dimanche après la Théophanie: Ephésiens 4, 7-13 et pour le saint: Hébreux 7, 26 à 8, 2

Frères, chacun de nous a reçu un don particulier, conformément à ce que le Christ a donné. Comme le déclare l’Ecriture: „Quand Il est monté sur les hauteurs, Il a emmené des prisonniers avec lui; Il a fait des dons aux hommes”. Or, que veut dire „Il est monté”? Cela veut dire qu’Il est d’abord descendu dans les régions les plus profondes de la terre. Celui qui est descendu est le même que Celui qui est monté au plus haut des cieux afin de combler tout l’univers. C’est lui qui a fait des dons particuliers aux humains: Il a donné aux uns d’être apôtres, à d’autres d’être prophètes, à d’autres encore d’être évangélistes, pasteurs ou enseignants. Il a agi ainsi pour préparer les membres du peuple de Dieu à accomplir la tâche du service chrétien, pour faire progresser le Corps du Christ dans la foi. De cette façon, nous parviendrons tous ensemble à l’unité de notre foi et de notre connaissance du Fils de Dieu; nous deviendrons des adultes dont le développement atteindra à la stature parfaite du Christ.

Alléluia

Alléluia du dimanche après la Théophanie, t. 5

Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ; de génération en génération ma bouche annoncera ta vérité.
V : car Tu as dit : « la miséricorde est un édifice éternel. » Dans les cieux est préparée ta vérité.

Alléluia du saint, t.4

La bouche du juste médite la sagesse, et sa langue redit ce qui est juste.

V : La loi de Dieu est dans son cœur, ses pas ne trébucheront pas.

Evangile

Evangile du dimanche après la Théophanie: Matthieu 4, 12-17 et du saint: Jean 10, 9-16

En ce temps-là, quand Jésus apprit que Jean avait été mis en prison, Il s’en alla en Galilée. Il ne resta pas à Nazareth, mais alla demeurer à Capernaüm, ville située au bord du lac de Galilée, dans la région de Zabulon et de Nephtali. Il en fut ainsi afin que se réalisent les paroles du prophète Isaïe qui dit: „Région de Zabulon, région de Nephtali, en direction de la mer, de l’autre côté du Jourdain, Galilée qu’habitent les non Juifs! Le peuple qui vit dans la nuit verra une grande lumière! Pour ceux qui vivent dans le sombre pays de la mort, la lumière apparaîtra!” Dès ce moment, Jésus se mit à prêcher en disant: „Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche!”

Mégalynaire en ton 2

Magnifie, ô mon âme, celui qui a reçu du Précurseur le baptême ! Merveille qui dépasse tout esprit, ton enfantement, Epouse immaculée ! Par toi, Mère bénie, ayant trouvé le salut, nous t’offrons un chant d’action de grâce mérité, et comme Bienfaitrice nous t’acclamons !

Koinonikon du dimanche (Louez le Seigneur…) et Koinonikon du saint, t.8 : En mémoire éternelle sera le juste, il ne craindra pas l’annonce du malheur.

Catéchèse avec Hilaire de Poitiers

« En regardant autour de moi, je me suis demandé quel pourrait être le but spécifique d’une vie humaine et sa valeur par rapport à Dieu, afin de découvrir ce que, de par son donné naturel ou de par l’acquis des sages, une vie d’homme pouvait apporter à notre intelligence de vraiment digne du don divin qui lui a été accordé. Je me rendis compte alors que, selon l’opinion commune, plusieurs biens semblent utiles et enviables. Oui, aujourd’hui comme par le passé, deux valeurs paraissent être l’idéal suprême des mortels : le loisir joint à la richesse… Ces biens semblent donc contenir les charmes les plus grands et les plus alléchants de la vie … Mais, je le constate, la plupart des hommes ont rejeté ce genre de vie stupide et digne des bêtes… En s’élevant, par leur enseignement et leurs actions, à certaines vertus de patience, de tempérance, de clémence, des hommes ont jugé que bien agir et bien penser, c’était bien vivre. Non, estiment-ils, un dieu immortel ne saurait nous donner une vie qui n’aboutit qu’à la mort !… Or mon âme… désirait aussi connaître Dieu… j’estimais m’ennoblir en me mettant à son service, je reportais sur lui tout mon espoir, au milieu des malheurs de la vie présente, je me reposais en sa bonté comme en un port accessible et très sûr. Mon coeur brûlait donc d’un désir très ardent de m’instruire à son sujet et de le connaître… Je ruminais ces pensées et bien d’autres du même genre, lorsque je tombai sur les livres que la foi des Hébreux tient pour avoir été écrits par Moïse et les prophètes. Je lus le témoignage que le Dieu créateur se rend à lui-même en ces termes : ‘Je suis Celui qui est’, et encore : ‘Voici ce que tu diras aux enfants d’Israël : Celui qui est m’a envoyé vers vous (Ex. 3, 14). Une définition si sage de Dieu me remplissait d’admiration : dans un langage parfaitement adapté à l’intelligence humaine, elle traduisait l’incompréhensible connaissance de la nature divine… Si la foi se sert de l’intelligence dans sa nécessaire recherche religieuse, celle-ci doit céder le pas devant l’infini de l’éternelle puissance… et c’est le fruit, non de la raison, mais d’une puissance infinie, que Dieu naisse de l’Homme » (La Trinité, I, 1-3)

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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