Dimanche 21 octobre 2007, 23ème après Pentecôte, sixième après la Croix – Les saints martyrs pour l’Orthodoxie en Transylvanie, Bessarion et ses compagnons

Dimanche 21 octobre 2007, 23ème après Pentecôte, sixième après la Croix – Les saints martyrs pour l’Orthodoxie en Transylvanie, Bessarion et ses compagnons

Tropaire de la Résurrection, en ton 4

Recevant de l’ange la joyeuse nouvelle de la Résurrection de leur Seigneur et détournant l’ancestrale condamnation, les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux apôtres: le Christ a triomphé de la mort ! Il est ressuscité, notre Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.

Tropaire(s) et kondakion (a) de l’église.

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion de la Résurrection, en ton 4

Mon Sauveur et mon Libérateur a ressuscité tous les mortels, les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau. Il a brisé les portes de l’enfer et en Maître souverain Il est ressuscité le troisième jour.

Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6

Protectrice assurée des chrétiens, Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs ! Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi: « Sois prompte dans ton intercession,+ et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, Secours constant de ceux qui t’honorent ».

Prokimenon du ton 4

(Ps 103, 24 et 1, Septante):

Que tes œuvres sont admirables, Seigneur !
Tu as fait toutes choses dans ta sagesse !

V : Bénis le Seigneur, ô mon âme ! Seigneur mon Dieu, Tu as été grandement magnifié !

Epître

(usage roumain) Ephésiens 2, 4-10

Frères, dans l’abondance de sa miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, nous qui étions morts par suite de nos fautes, Dieu nous a donné la vie avec le Christ. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés ! Il nous a ressuscités et nous a fait siéger avec lui aux célestes séjours, dans le Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l’extraordinaire richesse de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi : cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu, indépendamment de nos mérites, afin que nul ne puisse se glorifier. Car nous sommes son œuvre, Il nous a créés en Jésus Christ pour la pratique du bien, dont Il nous a d’avance préparé le chemin.

Alléluia du ton 4

Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! – Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité.

Evangile

(usage roumain) Luc 8, 26-39 (n. trad.)

En ce temps-là, Jésus abordait au pays des Gadaréniens qui est en face de la Galilée : comme Il descendait à terre, de la ville vint à sa rencontre un homme qui avait des démons ; depuis longtemps il ne portait pas de vêtements, et demeurait, non pas dans une maison, mais dans les tombeaux.

Voyant Jésus, il se mit à vociférer, tomba à ses pieds et dit d’une voix forte : « Que me veux-Tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t’en prie, ne me tourmente pas ! » Jésus en effet commandait à l’esprit impur de sortir de cette personne. Car bien des fois il s’était emparé de lui ; et, pour le garder, on le liait avec des chaînes et des entraves, mais il brisait ses liens et le démon l’entraînait vers les déserts.

Jésus l’interrogea : « Quel est ton Nom ? » – « Légion », répondit-il, car beaucoup de démons étaient entrés en lui ; et ils suppliaient Jésus de ne pas leur ordonner de s’en aller dans l’abîme.

Or il y avait là un troupeau considérable de porcs en train de paître dans la montagne ; les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans les porcs. Et Jésus le leur permit. Ils sortirent donc de la personne, entrèrent dans les porcs et, du haut de l’escarpement, le troupeau se précipita dans le lac et s’y noya. Voyant ce qui était arrivé, les gardiens prirent la fuite et proclamèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.

Et les gens sortirent voir ce qui s’était passé. Ils s’approchèrent de Jésus et trouvèrent la personne dont étaient sortis les démons, assise aux pieds de Jésus, habillée et dans son bon sens : et ils furent saisis de frayeur.

Ceux qui avaient vu comment le possédé avait été sauvé le proclamèrent. Et toute la population du territoire des Gadaréniens demanda à Jésus de s’éloigner d’eux, car une grande frayeur s’était emparée d’eux. Jésus remontait dans la barque et repartait, quand l’homme dont les démons étaient sortis le pria d’être avec lui ; mais Jésus le renvoya en disant : « Retourne chez toi et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi ». Il s’en alla et publia par la ville entière tout ce que Jésus avait fait pour lui.

Homélie et catéchèse

Une théophanie – Jésus se manifeste comme Fils de Dieu, « vrai Dieu de vrai Dieu », en exorcisant la créature.

Le « mal » n’a pas de nature. Il est une perversion du bien. Le diable est un ange déchu par orgueil. « La malignité est une perversion de la rectitude, une pensée tortueuse, une fausse complaisance, des serments trompeurs, des paroles captieuses, un cœur impénétrable, un abîme de ruse, le mensonge tourné en habitude, l’orgueil devenu naturel, un ennemi de l’humilité, une simulation de la pénitence, une répulsion pour la componction, la haine de la confession, l’attachement à son propre sens, une source de chutes, l’opposé du relèvement, un sourire railleur devant les offenses, une gravité simulée, une fausse piété, une vie diabolique. L’homme malin est un synonyme et un sympathisant du diable ; c’est pourquoi le Seigneur nous a enseigné à nommer ainsi le démon, en disant : « Délivre-nous du Malin ! » (Mat 6, 13). (Saint Jean Climaque : 24, 27 et 28). C’est ce que dit la tradition roumaine : « ne izbàveste de cel viclean ». Le Christ, en devenant Homme et en ressuscitant, vainc, non le mal, mais le péché qui asservit Adam.

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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