Dimanche 7 octobre 2007, 19ème après Pentecôte, quatrième après la Croix

Dimanche 7 octobre 2007, 19ème après Pentecôte, quatrième après la Croix, ton 2

Tropaire de la Résurrection, ton 2

Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !

Tropaire(s) et kondakion (a) de l’église.

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion de la Résurrection, ton 2

Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant, l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ; les morts se sont levés et, en te voyant, la création partage ta joie, Adam s’unit à l’allégresse ; et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !

Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6

Protectrice assurée des chrétiens, Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs ! Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi: « Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, Secours constant de ceux qui t’honorent ».

Prokimenon en ton 2

Le Seigneur est ma force et mon chant
et Il s’est fait mon salut.

V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître

Galates 1, 11-19 – usage roumain, n. trad.

Frères, je vous informe que la bonne Annonce (l’Evangile) annoncée par moi n’est pas humaine. Je ne l’ai pas reçue d’un être humain, elle ne m’a été enseignée par personne, mais révélée par Jésus-Christ.

Vous avez entendu parler de la façon dont je me conduisais quand j’étais attaché à la religion juive. Vous savez comment je persécutais avec violence l’Eglise de Dieu et m’efforçais de la détruire. Je surpassais bien des compatriotes juifs de mon âge dans la pratique de la religion juive ; j’étais extrêmement zélé pour les traditions de mes pères.

Lorsque Celui qui m’a choisi dans les entrailles de ma mère et m’a appelé par sa grâce eut la bienveillance de révéler son Fils en moi pour que j’en fasse la bonne Annonce aux nations, aussitôt, sans consulter ni la chair ni le sang, et sans me rendre à Jérusalem pour voir ceux qui furent apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie, puis je suis retourné à Damas. C’est trois ans plus tard que je me suis rendu à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je suis resté quinze jours avec lui. Je n’ai vu aucun autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur. 

Alléluia en ton 2

Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation !
Que le Nom du Dieu de Jacob te protège !

V : Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile

Luc 7, 11-16 – n. trad.

En ce temps-là, (après la guérison du fils du centurion) Jésus se rendit à une ville appelée Naïn ; ses disciples et une grande foule l’accompagnaient. Comme Il approchait de la porte de la ville, voilà qu’on portait en procession un mort : c’était le fils unique de sa mère, qui était veuve. Une foule sortie de la ville se trouvait avec elle. Quand le Seigneur la vit, Il fut ému pour elle dans ses entrailles et lui dit : « Ne pleure pas ! » Et s’avançant Il toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent. Jésus dit : « Jeune homme, Je te le dis, réveille-toi ! » Le cadavre se dressa sur son séant et se mit à parler. Jésus le donna à sa mère. Tous furent saisis de crainte ; ils louaient Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous ! » et aussi : « Dieu a pris en considération son peuple ! »

Homélie et catéchèse

La puissance miséricordieuse du Fils de Dieu

1. Les niveaux d’interprétation : plan historique toujours (un événement qui a eu lieu devant une multitude de témoins), sens théologique (la divinité de Jésus Seigneur, Maître de la vie et de la mort), registre mystique (l’être intérieur mort à cause du péché n’est pas anéanti, il entend la voix de son Créateur et s’il répond à son appel, il connaît la Vie, en relation personnelle avec le Christ).

2. Le rapport entre évangile, tropaires de la Résurrection, prokimenon et versets de l’Alléluia.

3. Le rapport de l’évangile et de l’épître : les expressions la foi « révélée par Jésus-Christ », et Celui qui « m’a choisi dans les entrailles de ma mère et m’a appelé par sa grâce », sont à rapprocher de « Jeune homme, Je te le dis, réveille-toi ! ».

4. La miséricorde divine : Jésus entend la voix des sans-voix (la mère du mort n’a rien dit) et également les gémissements secrets de ses serviteurs – « Dieu a pris en considération son peuple ! ».

5. Les mots-clé de cet évangile: Naïm (Cité de la Joie), « mort » et « cadavre » (réalité concrète), « ému dans ses entrailles » (miséricorde divine, humanité réelle du Christ Dieu icône de l’amour de Dieu), « toucha » (cf. fréquence du contact physique du Christ et des personnes dans l’Evangile), « saisi de crainte », « louaient Dieu » (le sentiment religieux, de la crainte à la louange, base de la prière biblique et chrétienne, en particulier de l’expérience liturgique, ici naissance d’une hymne liturgique improvisée à la façon sémitique, cf. l’improvisation de la Mère de Dieu dans le « mon âme magnifie le Seigneur », ou le cantique de Zacharie. Evangile et Liturgie, un thème à développer).

6. Se pose souvent la question : pourquoi l’exauce-t-Il et ne m’exauce-t-Il pas ? Renoncer à juger (à faire le procès de) Dieu… Dieu exauce selon ce qu’Il sait mieux que nous être notre bien, souvent de façon différente de ce qu’on attendait. Le laissons-nous toujours exaucer ? En tout cas, la réalité divino humaine (La réalité) n’est pas de caractère magique ; elle n’est gouvernée par aucune loi ; Dieu est Souverain (mieux que « tout-puissant », tropaire t.2). La souveraineté du Dieu d’amour est également sa liberté et son omniscience. Il ne nous doit rien et Il sait tout de nous et de nos pensées secrètes.

7. Le chrétien vit selon la gratuité de l’amour de Dieu, et il remercie continuellement le Seigneur de bien vouloir se révéler à lui – ce que fait ici Jésus. « Donne à ceux qui te servent en tout temps avec crainte et amour de louer ton ineffable bonté ! » (prière 1 de matines). Mais le sommet de la connaissance humaine et angélique est de glorifier Dieu pour lui-même et pour rien d’autre, de façon totalement désintéressée et allègre !

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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