Dimanche 30 septembre 2007, 18ème après Pentecôte, 3ème après la Croix. Mémoire de saint Grégoire l’Illuminateur, apôtre de l’Arménie.

Dimanche 30 septembre 2007, 18ème après Pentecôte, 3ème après la Croix, ton 1.
Mémoire de saint Grégoire l’Illuminateur, apôtre de l’Arménie.

Tropaire de la Résurrection en ton 1

La pierre scellée par les Juifs, et ton corps très pur gardé par les soldats, Tu ressuscites le troisième jour, ô Sauveur, donnant la vie au monde. C’est pourquoi les vertus célestes te crient : « ô Donateur de vie, gloire à ta résurrection ! Gloire à ton royaume ! Gloire à ton économie, seul Ami de l’Homme ! »

Tropaire(s) et kondakion(a) de l’église.

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit…

Kondakion de la Résurrection en ton 1

Ressuscité du tombeau dans la gloire divine, Tu as ressuscité le monde avec toi ; la nature humaine te chante comme Dieu, la mort s’évanouit, Adam jubile, Seigneur, et Eve, désormais libérée de ses liens, proclame avec allégresse : Ô Christ, c’est Toi qui accordes à tous la Résurrection !

Et maintenant et toujours…

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6

Protectrice assurée des chrétiens, Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs ! Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi: « Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, Secours constant de ceux qui t’honorent ».

Prokimenon du ton 1

Que ta miséricorde, Seigneur, vienne sur nous,
comme nous avons mis en toi notre espérance !

V. : Exultez, les justes, dans le Seigneur ! Aux hommes droits convient la louange !

Epître du jour : 2 Corinthiens 11, 31-12, 9

Frères, si les autres ont l’audace de se vanter, je vais prendre ce risque, moi aussi, bien que cela me semble insensé. Eux, ils sont Hébreux ? Mais je le suis également ! Ils sont Israélites ? Moi aussi, je le suis ! Ils sont les descendants d’Abraham ? J’en descends, moi aussi ! Ils sont au service du Christ ? Eh bien, je vais dire une folie : j’y suis encore plus ! Plus qu’eux j’ai peiné ; j’ai reçu bien plus de coups ; plus qu’eux je me suis trouvé en prison, et je me suis si souvent exposé à la mort. Cinq fois, j’ai reçu des Judéens les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai été battu de verges par les Romains ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage, et il m’est arrivé de rester perdu en haute mer un jour et une nuit. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui y représentait le roi Arétas faisait garder la ville pour m’arrêter, et c’est d’une fenêtre qu’on me fit descendre dans un panier le long du rempart, pour que j’échappe à ses mains ! Tant de fois sur les routes, je me suis trouvé en péril du fait des rivières et du fait des brigands, en péril de la part des Judéens et de la part des païens, en péril dans les cités, dans les lieux inhabités, en péril sur les mers, et même les faux frères m’ont mis en danger. J’ai connu les fatigues et l’épuisement, passant tant de nuits sans sommeil, souffrant la faim et la soif, restant à jeun si souvent, transi de froid et manquant de vêtements. Et sans parler du reste, car le souci des Eglises me préoccupe chaque jour : si quelqu’un faiblit, je me sens faible avec lui ; si quelqu’un trébuche, c’est moi que la fièvre fait trembler. Si donc il faut se vanter, je me vanterai plutôt de ma fragilité ! Et Il sait que je ne mens pas, Celui qui est béni à jamais, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.

Faut-il se vanter ? Cela ne me convient guère ; et pourtant je veux en venir aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un chrétien qui a été ravi jusqu’au troisième ciel, il y a quatorze ans de cela. Etait-ce dans son corps ? Je ne sais. Etait-il hors de son corps ? Même incertitude, mais Dieu le sait. Et cette personne, (physiquement ou seulement en Esprit, il ne m’appartient pas de le savoir, c’est l’affaire de Dieu) je sais qu’elle fut emportée jusqu’au Paradis et qu’elle y entendit des paroles ineffables qu’il est impossible à l’être humain de répéter. Pour cette personne-là, je veux bien me vanter ; mais pour moi-même, je me vanterai seulement de ma fragilité. Oh ! Si je voulais me vanter, je ne serais pas insensé, parce que je dirais tout simplement la vérité. Mais je m’abstiens, de peur que l’idée qu’on s’en ferait ne dépasse ce que je laisse voir ou entendre de moi. D’ailleurs, pour m’empêcher de me surestimer, à cause des révélations exceptionnelles que j’ai reçues, il m’a été donné un tourment, semblable à une écharde dans la chair, comme un ange de Satan, chargé de me souffleter, pour m’empêcher de me surestimer. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi. Mais Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit ; et c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement ! » C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de ma fragilité, afin que sur moi repose la puissance du Christ !

Alléluia du ton 1

Dieu m’accorde la revanche et me soumet les peuples !

Dieu accomplit des merveilles pour le salut de son roi ; Il fait miséricorde à son Christ, à David et à sa descendance pour les siècles.

Evangile du jour : Luc 6, 31-36

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Ce que vous voulez que les gens fassent pour vous, faites-le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle grâce y a-t-il pour vous? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment ! Et si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Les pécheurs également font cela ! Et si vous prêtez seulement à ceux dont vous espérez recevoir, quelle grâce y a-t-il pour vous ? Des pécheurs également prêtent à des pécheurs pour recevoir d’eux la même somme ! Au contraire, aimez vos ennemis, faites-leur du bien et prêtez-leur sans rien espérer. Votre salaire sera grand et vous serez les fils du Dieu Très-haut, car Il gratifie les ingrats et les méchants. Devenez compatissants comme votre Père est compatissant. »

Homélie et catéchèse : L’amour des ennemis. Starets Silouane, moine du Mont-Athos (Paris, 1973).

« Celui qui n’aime pas ses ennemis, ne peut connaître le Seigneur ni la douceur de l’Esprit saint. Le saint Esprit apprend à tant aimer les ennemis que l’on aura compassion d’eux comme de ses propres enfants… Celui qui n’aime pas ses ennemis, n’a pas la grâce de Dieu…Seigneur, apprends-nous par ton Esprit saint à aimer nos ennemis et à prier pour eux avec des larmes… Si nous aimons nos ennemis, l’orgueil n’aura pas de place dans notre âme, car l’amour du Christ ne cherche pas à dominer… Dès que quelqu’un t’a blessé, prie Dieu pour lui, et tu garderas la paix et la grâce divine. » (p. 160, 189…)

Archimandrite Sophrony : « L’amour pour les ennemis est le seul critère certain de la vérité » (p. 222).

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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