Vendredi 29 juin, mémoire des saints, glorieux et illustres apôtres, les coryphées Pierre et Paul

Vendredi 29 juin, mémoire des saints, glorieux et illustres apôtres, les coryphées Pierre et Paul

Tropaire des apôtres en ton 4

Princes des apôtres divins et docteurs de l’univers, intercédez auprès du Maître universel pour qu’au monde Il fasse don de la paix et qu’à nos âmes Il accorde la grâce du salut !

Tropaires des saints de l’église puis kondakia des saints de l’église

Gloire… et maintenant…

Kondakion des Apôtres en ton 2

Les infaillibles prédicateurs de la parole de Dieu, les coryphées de tes apôtres, Seigneur, auprès de toi ont trouvé le lieu de leur repos, dans la jouissance de tes biens ; car Tu as accueilli leurs souffrances et leur mort mieux que toute offrande des prémices de la terre, Toi qui seul peux lire dans le coeur des humains.

Prokimenon (graduel) en ton 8

Par toute la terre a retenti leur message,
leur parole jusqu’aux limites du monde.

V : Les cieux racontent la gloire de Dieu ; l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce.

Epître : 2 Corinthiens 11, 21-33 ; 12, 1-9

Frères, si les autres ont l’audace de se vanter, je vais prendre ce risque, moi aussi, bien que cela me semble insensé. Eux, ils sont Hébreux ? Mais je le suis également ! Ils sont Israélites ? Moi aussi, je le suis ! Ils sont les descendants d’Abraham ? J’en descends, moi aussi ! Ils sont au service du Christ ? Eh bien, je vais dire une folie : j’y suis encore plus ! Plus qu’eux j’ai peiné, j’ai reçu bien plus de coups, plus qu’eux je me suis trouvé en prison, et si souvent je me suis exposé à la mort. Cinq fois, j’ai reçu des Judéens les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai été battu de verges par les Romains ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage, et il m’est arrivé de rester perdu en haute mer un jour et une nuit. Quand j’étais à Damas, le gouverneur qui y représentait le roi Arétas faisait garder la ville pour m’arrêter, et c’est d’une fenêtre qu’on me fit descendre dans un panier le long du rempart, pour que j’échappe à ses mains. Tant de fois sur les routes, je me suis trouvé en péril du fait des rivières et du fait des brigands, en péril de la part des Judéens et de la part des païens, en péril dans les cités, dans les lieux inhabités, en péril sur les mers, et même les faux frères m’ont mis en danger. J’ai connu les fatigues et l’épuisement, passant tant de nuits sans sommeil, souffrant la faim et la soif, restant à jeun si souvent, transi de froid et manquant de vêtements. Et sans parler du reste, car le souci des Eglises me préoccupe chaque jour : si quelqu’un faiblit, je me sens faible avec lui ; si quelqu’un trébuche, c’est moi que la fièvre fait trembler. Si donc il faut se vanter, je me vanterai plutôt de ma fragilité. Et Il sait que je ne mens pas, Celui qui est béni à jamais, le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.

Faut-il se vanter ? Cela ne me convient guère ; et pourtant je veux en venir aux visions et révélations du Seigneur. Je connais un chrétien qui a été ravi jusqu’au troisième ciel, il y a quatorze ans de cela. Etait-ce dans son corps ? Je ne sais. Etait-il hors de son corps ? Même incertitude, mais Dieu le sait. Et cette personne, (physiquement ou seulement en Esprit, il ne m’appartient pas de le savoir, c’est l’affaire de Dieu) je sais qu’elle fut emportée jusqu’au Paradis et qu’elle y entendit des paroles ineffables qu’il est impossible à l’être humain de répéter. Pour cette personne-là, je veux bien me vanter ; mais pour moi-même, je me vanterai seulement de ma fragilité. Oh ! Si je voulais me vanter, je ne serais pas insensé, parce que je dirais tout simplement la vérité. Mais je m’abstiens, de peur que l’idée qu’on s’en ferait ne dépasse ce que je laisse voir ou entendre de moi. D’ailleurs, pour m’empêcher de me surestimer, à cause des révélations exceptionnelles que j’ai reçues, il m’a été donné un tourment, semblable à une écharde dans la chair, comme un ange de Satan, chargé de me souffleter, pour m’empêcher de me surestimer. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi. Mais Il m’a répondu : « Ma grâce te suffit ; et c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement ! » C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de ma fragilité, afin que sur moi repose la puissance du Christ !

Alléluia en ton 1

Les cieux rendent grâce pour tes merveilles, Seigneur !

V : Dieu est glorifié dans l’assemblée des saints !

Evangile : Matthieu 16, 13-19

En ce temps-là, arrivé dans la région de Césarée de Philippe, Jésus interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’Homme ? » Ils dirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Elie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. » Jésus leur dit : « Et vous, qui dites-vous que Je suis ? » Prenant la parole, Simon-Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » Reprenant alors la parole, Jésus lui déclara : « Heureux es-tu, Simon fils de Jonas, car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est aux cieux ! Et moi, Je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre Je bâtirai mon Eglise, et la puissance de la mort n’aura pas de force contre elle. Je te donnerai les clefs du Royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié aux cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié aux cieux. »

Koinonikon (chant de communion) en ton occurrent

Par toute la terre a retenti leur message, leur parole jusqu’aux limites du monde, Alléluia !

Catéchèse

Le mystère ou sacrement de l’Eglise, institution divine, réalité divino humaine

  • l’Eglise est un motif de foi, c’est un sacrement : « je crois en une seule, sainte, catholique et apostolique Eglise » (trad. littérale du Symbole de Nicée). D’institution divine (fondée par le Christ qui est une Personne divine), elle est divino humaine dans son existence, parce que le Christ est Dieu fait Homme, et en lui il y a la plénitude de l’humanité et la plénitude de la divinité. Les deux natures du Christ se trouvent dans son Corps.
  • l’Eglise est présidée par le Christ : Il est la tête de son Corps et son chef ; c’est Lui qui agit en elle et par elle, dans les sacrements. En elle est exprimé, non un enseignement humain, mais l’enseignement divin de Jésus Christ (l’Evangile) qui révèle la volonté du Père. La garde de la vérité, vigilance à l’égard de toute déviation, de tout introduction d’opinions humaines, de tout péché, est donc particulièrement importante à toutes les époques.
  • l’Eglise est fondée sur le Christ connu par l’expérience mystique que chaque croyant peut faire de lui par le saint Esprit (exemple de sain Paul dans l’épître de ce jour), et par la révélation que le croyant reçoit du Père céleste par le même Esprit en ce qui concerne l’identité de Jésus (exemple de saint Pierre dans l’évangile de ce jour). A travers les siècles, il n’y a pas d’autre fondement que le Christ connu par le saint Esprit : ce n’est pas une doctrine humaine, mais la révélation divine.
  • l’Eglise est ainsi fondée sur le miracle de toute personne qui confesse que Jésus est Dieu et sur la rencontre personnelle de chaque personne à qui Il se révèle dans la prière. Telle est la hiérarchie de l’Eglise : l’Evêque (héritier de saint Pierre et de saint Paul) exerce la liberté divine de lier et de délier les péchés dans la mesure où il confesse la vraie foi et où il a une expérience réelle du Seigneur. C’est pourquoi l’Eglise n’est pas une institution juridique ou autre…
  • la primauté de l’apôtre Pierre, et de chaque évêque qui confesse la foi comme lui, est la présidence, par mandat divin du Christ qui en demeure la seule tête, du collège des apôtres (ou des autres évêques, dans le cas par exemple d’un synode). Tout évêque est ainsi dans la succession de Pierre et du collège apostolique, qui comporte, arrivé le dernier, l’apôtre Paul.

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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