Dimanche 22 avril 2007 : dimanche des Myrrhophores et de saint Joseph d’Arimathie

Dimanche 22 avril 2007 : dimanche des Myrrhophores et de saint Joseph d’Arimathie

Après la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté en tout 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple

Antiennes de Pâques (comme dimanche dernier et jusqu’à la clôture de Pâques)

Isodikon de Pâques : Dans vos assemblées bénissez le Seigneur, le Dieu de la source d’Israël !

Tropaire de la Résurrection (ton 2)

Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, tous les anges dans les cieux se mirent à chanter: Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !

Tropaire des Myrrhophores (ton 2)

Le noble Joseph, lorsque de la Croix il eut descendu ton corps immaculé, l’enveloppa d’un blanc linceul et l’embauma de précieux parfums ; et pour sa sépulture il le déposa dans un tombeau tout neuf ; mais le troisième jour Tu es ressuscité, Seigneur, accordant au monde la grâce du salut !

Gloire…

Kondakion des Myrrhophores (ton 2)

Ordonnant aux Myrrhophores de se réjouir, Tu as fait cesser les pleurs d’Eve, la première aïeule, par ta Résurrection, ô Christ notre Dieu. Aux apôtres Tu donnas l’ordre de proclamer: « Le Sauveur est sorti du tombeau ! »

Et maintenant…

Kondakion (ton 8)

Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, Tu as brisé la puissance de l’enfer. Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; ordonnant aux Myrrhophores de se réjouir, visitant tes apôtres et leur donnant la paix, Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !

Prokimenon (ton 2)

Le Seigneur est ma force et mon chant, et Il s’est fait mon salut.

V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître

Actes des apôtres 6, 1-7

En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque murmuraient contre ceux de langue hébraïque, disant que, dans les secours distribués quotidiennement, les veuves de leur groupe étaient désavantagées. Les Douze convoquèrent alors l’assemblée des disciples et leur dirent : « Il n’est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas. Cherchez plutôt parmi vous, frères, sept hommes qui aient l’estime de tous, qui soient remplis de sagesse et de l’Esprit saint, et nous les chargerons de cet emploi. Quant à nous, c’est à la prière et au service de la parole que nous resterons attachés. Cette proposition fut agréée de tout le monde, et c’est ainsi que furent choisis Etienne, cet homme rempli de foi et de l’Esprit saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un prosélyte d’Antioche. On les présenta aux apôtres qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains. Et la parole du Seigneur se développait, les disciples devenaient de plus en plus nombreux à Jérusalem, un grand nombre de prêtres adhérait à la foi.

Alléluia (ton 2)

Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège !

V : Seigneur, sauve le Roi et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile

Marc 15, 43 à 16, 8

En ce temps-là, la veille du sabbat, arriva Joseph d’Arimathie, membre éminent du conseil, et qui, lui aussi, attendait le règne de Dieu. Il entra courageusement chez Pilate pour réclamer le corps de Jésus. Pilate s’étonna que Jésus fût déjà mort. Il convoqua le centurion et lui demanda s’Il était mort depuis longtemps. Renseigné par le centurion, il accorda le corps à Joseph. Ayant acheté un linceul, celui-ci descendit Jésus, l’enroula dans le linceul, le déposa dans un tombeau creusé dans le roc et roula une pierre à l’entrée du tombeau. Marie de Magdala et Marie, mère de Joseph, regardaient où on avait déposé le corps de Jésus.

Le sabbat passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller embaumer Jésus. De grand matin, le premier jour du sabbat, elles vinrent au tombeau ; le soleil était déjà levé. Elles se disaient entre elles : « Qui roulera pour nous la pierre de l’entrée du tombeau ? » Levant les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée ; pourtant elle était très grande. Entrées dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme revêtu d’un vêtement blanc et elles furent très effrayées. Mais il leur dit : « N’ayez pas peur ; vous cherchez Jésus, le Nazaréen, le crucifié ; Il a été ressuscité ; Il n’est pas ici, voici l’endroit où on l’avait déposé. Mais allez ; dites à ses disciples et à Pierre qu’Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez comme Il vous l’a dit. » Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, car elles étaient tremblantes et stupéfaites ; et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

Mégalynaire : L’ange chanta à la Pleine de grâce…

Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…)

Tropaire pascal au lieu de Nous avons vu la lumière… et après Gloire à toi, Christ notre Dieu…

Catéchèse

Marie Madeleine

  1. Insister sur l’unité du corps ecclésial : unité de foi, de mode de vie, de vision de la vie et de la mort, de célébration du Ressuscité ! Hommes et femmes ensemble témoignent de la Résurrection dans l’Eglise et dans le monde. Les Myrrhophores (la Mère de Dieu en tête, selon saint Grégoire Palamas) sont des personnes apostoliques, Marie-Madeleine est appelée « Egale-aux-apôtres ».
  2. Unité dans la cohérence entre la foi et les œuvres : donner sa vie pour la vraie foi, la mettre en harmonie avec elle, c’est ce qui rend les chrétiens crédibles pour les incroyants.

Prières en temps d’élections

(on peut les ajouter à la litanie triple, ou à toute autre prière)

Seigneur Jésus Christ notre Dieu, Maître et Souverain des créatures visibles et invisibles, Toi à qui tout pouvoir fut remis au ciel et sur la terre, Toi qui as été fait citoyen de ce monde, Roi des nations et Roi de la paix, Roi crucifié et ressuscité, accorde à nos gouvernants, à ceux qui préparent les élections, à ceux qui s’y présentent et à notre pays tout entier, un esprit de paix, de justice et de service, nous t’en prions, écoute-nous et fais-nous miséricorde !

Nous te prions encore pour nous-mêmes que, par le saint baptême et l’onction chrismale, Tu as rendus membres de ton peuple sacerdotal, prophétique et royal. En ce temps d’élections, gratifie-nous, nous que Tu as envoyés dans ton monde annoncer ta résurrection, d’un esprit de discernement, de non-jugement et de sagesse ; accorde-nous la grâce d’agir et de parler selon ton saint Evangile afin que soit faite ta divine volonté ; inspire-nous pour le bien de ton Eglise, de notre pays et de ton monde entier, nous t’en prions, écoute-nous et fais-nous miséricorde !

Car à toi appartiennent la royauté, la puissance et la gloire, avec ton Père coéternel et l’Esprit très saint, bon et vivifiant, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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