Dimanche 17 décembre 2006, 28ème (27ème) après la Pentecôte, 5ème de l’Avent: Mémoire des saints ancêtres du Seigneur, du saint prophète Daniel et des trois enfants dans la fournaise

Dimanche 17 décembre 2006, 28ème (27ème) après la Pentecôte, 5ème de l’Avent: Mémoire des saints ancêtres du Seigneur, du saint prophète Daniel et des trois enfants dans la fournaise

Tropaire de la Résurrection (ton 2)

Lorsque Tu descendis jusqu’en la mort, ô Vie immortelle, l’enfer fut tué par la splendeur de ta divinité .
Lorsque Tu relevas les morts des bas-fonds, toutes les vertus célestes te clamèrent :
Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !

Tropaire des saints ancêtres (ton 2)

Par la Foi Tu as justifié tes ancêtres, Seigneur, par eux Tu épousas d’avance l’Eglise des nations. Ils se trouvent comblés de gloire et de fierté à cause de l’illustre fruit de leur lignée, qui sans semence t’enfanta. Par leurs prières, ô Christ notre Dieu, fais que nos âmes reçoivent le salut.

Tropaire(s) de l’église

Kondakion(-a) de l’église

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit …

Kondakion des saints ancêtres (ton 6)

Jeunes gens trois fois heureux, vous n’avez pas vénéré l’image faite de main d’homme, mais, fortifiés par l’ineffable présence de Dieu, dans la fournaise de feu vous l’avez glorifié. Au milieu de la flamme irrésistible vous tenant, vous avez invoqué le vrai Dieu : « Hâte-Toi de venir à notre aide, Seigneur, + en ta miséricorde et ton amour, car tout ce que Tu veux, Tu le fais ! »

Et maintenant et toujours …

Kondakion de l’avant-fête de Noël (ton 3)

La Vierge en ce jour se prépare à enfanter ineffablement en une grotte le Verbe qui précède les siècles. Terre entière, à cette nouvelle, chante et danse ! Glorifie avec les anges et les bergers celui qui a voulu devenir un enfant nouveau-né, le Dieu qui précède les siècles !

Prokimenon (ton 4)

Béni soit-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères !
A ton Nom louange et gloire éternellement !

V : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité.

Epître

Colossiens 1, 12-18

Frères, avec joie rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints, dans la lumière. Il nous a, Lui, arrachés à la puissance des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume du Fils de son amour.
En celui-ci nous avons, par son sang, la délivrance, le pardon de nos péchés. Il est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute créature : en lui tout, dans les cieux et sur la terre, fut créé. Les êtres visibles et invisibles, les trônes, les seigneuries, les principautés et les puissances : tout fut créé par lui et pour lui ; Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui. Il est également la tête du corps, c’est-à-dire de l’Eglise, Lui qui est le principe, le Premier-né d’entre les morts, pour devenir Lui-même prééminent en tout.

Alléluia (ton 8)

Ps. 98, 6, Septante
Moïse et Aaron étaient parmi ses prêtres, et Samuel parmi ceux qui invoquaient son Nom

V : Ils en invoquaient le Seigneur, et Il les exauçait.

Evangile

Luc 14, 16-24 (notre traduction)

En ce temps-là, le Seigneur dit cette parabole. Quelqu’un donnait un grand dîner, et il invita beaucoup de gens. A l’heure du dîner, il envoya son esclave dire aux invités : « Venez, car déjà tout est prêt ». Et tous unanimement se mirent à s’excuser. Le premier dit : « J’ai acheté une terre, et je dois aller la voir ; je t’en prie, excuse-moi ! » Un autre dit : « J’ai acheté cinq paires de bœufs et je pars les essayer ; je t’en prie, excuse-moi ! » Un autre dit : « Je viens de me marier et pour cette raison je ne peux pas venir ». A son retour, l’esclave rapporta cela à son maître. Mécontent, le maître de maison dit à son esclave : « Va vite sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. – Maître, dit l’esclave, tes ordres sont exécutés, et il y a encore de la place ! » Le maître dit alors à son esclave : « Va sur les chemins et les long des clôtures, et insiste pour faire entrer les gens, pour que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun des hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon dîner ! » En effet, conclut Jésus, il y a beaucoup d’invités, mais peu d’élus.

Koinonikon du dimanche (« Louez… ») et des ancêtres : Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ; aux cœurs droits convient la louange : Alléluia ! en ton 2.

Catéchèse

Le sens et le contenu de l’Histoire, thème directeur du carême de Noël ou Avent

  1. L’Histoire a un sens linéaire, accomplissement du dessein divin: création, perte du Paradis, attente et annonce prophétique du Sauveur promis, manifestation et glorification du Verbe créateur en Personne par son devenir-chair et son devenir-homme, descente du saint Esprit en personne, fondation divino humaine de l’Eglise, attente du retour glorieux du Verbe, seconde et glorieuse venue (« avent ») du Fils de Dieu, son règne « sans fin » (Symbole), résurrection universelle et Jugement ultime pour une éternité en Dieu ou une privation infinie de Dieu.
  2. La lignée humaine (épître de ce jour) du Verbe incarné s’inscrit dans ce devenir historique de l’humanité et lui donne sa structure. L’accomplissement de l’Histoire est présenté dans le banquet eschatologique (évangile du jour) : le Seigneur invite « beaucoup de gens » ; le salut se fonde sur un appel universel et sur la volonté du Père de « remplir sa maison », c’est-à-dire de mettre un comble à sa générosité et à sa miséricorde. C’est l’invitation divine qui est le critère du salut, non les vertus des invités. Sont exclus de la fête ceux qui s’en excluent en préférant une autre forme de bonheur. Les « élus » ne sont pas choisis arbitrairement par le Seigneur ; ce sont ceux qui ont obéi à son invitation divine, « ceux qui veulent », dit saint Maxime le Confesseur. L’accomplissement du devenir historique du monde dépend du consentement de chaque personne humaine, quel que soit son état (« pauvres », « estropiés », « aveugles », « boiteux »). « Insister pour faire entrer les gens » : Dieu force-t-Il la personne ? Il veut plutôt la persuader par le témoignage des saints, des martyrs, ses serviteurs (« esclaves » car ils ne s’appartiennent pas). Il convainc par l’amour, par la vérité, par l’attirance du saint Esprit, par la compassion manifestée sur la Croix, par la douceur touchante de sa voix de Pasteur.
  3. La personne divine du Verbe (épître du jour): Celui qui se manifeste à Bethléem est le Verbe créateur. Jésus est Seigneur, Adonaï, c’est-à-dire Dieu, de même nature que le Père qui le conçoit. Ne laissons pas l’Enfant de la crèche être réduit à une humanité naïve : sans son identité divine, Il ne pourrait être le Sauveur. Commenter le texte de st Paul et le comparer avec l’anaphore de st Basile de Césarée : « Prémices de ceux qui se sont endormis (…) pour être Lui-même en tout prééminent sur tout ! » ; faire le lien avec le Symbole. Commenter la belle expression « Fils de son amour » : le Verbe est conçu prééternellement en fruit de l’amour du Père ; Dieu, étant amour, est fécond de lui-même ; Il s’engendre, parce que l’amour, quoique absolu, ne se suffit pas à soi-même ; il faut qu’existe un autre que soi pour pouvoir aimer ; l’amour implique l’altérité des personnes. Et cette altérité, écrit P. Stàniloae, est confirmée par un autre Autre, l’Esprit, troisième Personne, témoin et sceau de l’amour !

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
++

Ce contenu a été publié dans Dimanches et fêtes, Saints et fêtes, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Dimanche 17 décembre 2006, 28ème (27ème) après la Pentecôte, 5ème de l’Avent: Mémoire des saints ancêtres du Seigneur, du saint prophète Daniel et des trois enfants dans la fournaise

  1. Georges dit :

    Hmm… Au fait, le rite byzantin n’a malheureusement rien de spécial. Ce 17 décembre, aux vêpres, les rites occidentaux traditionnels commencent les Grandes Féries, avec les antiennes «ô».

    Le rite byzantin a un triode (je parle du livre). Ça serait pas mal s’il avait aussi un hymnaire pour le temps de l’avent. Déj

Laisser un commentaire