Dimanche 22 octobre 2006 – 23ème (19ème) de Pentecôte, saints Abercius d’Hiérapolis et Mellon de Rouen

Dimanche 22 octobre 2006, 23ème (19ème) de Pentecôte, saints Abercius d’Hiérapolis et Mellon de Rouen

Tropaire de la Résurrection (ton 2)

Lorsque Tu descendis jusqu’en la mort, ô Vie immortelle, l’enfer fut tué par la splendeur de ta divinité .
Lorsque Tu relevas les morts des bas-fonds, toutes les vertus célestes te clamèrent :
       Donateur de vie, Christ Dieu, gloire à toi !

Tropaire (s) et kondakion (a) de l’église

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit …

Kondakion de la Résurrection (ton 2)

Lorsque Tu es ressuscité du tombeau, Sauveur tout-puissant,
       l’enfer à la vue de ce miracle fut saisi de frayeur ;
       les morts se sont levés
       et, en te voyant, la cr éation partage ta joie,
       Adam s’unit à l’allégresse ;
       et le monde, ô mon Sauveur, te chante pour toujours !

Et maintenant et toujours …

Kondakion de la Mère de Dieu (ton 6)

       Protectrice assurée des chrétiens,
       médiatrice sans défaillance devant le Créateur,
ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !
Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi:
"Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, secours constant de ceux qui t’honorent".

Prokimenon (ton 2)

Ps 117, 14 et 18, Septante
Le Seigneur est ma force et mon chant,
et Il s’est fait mon salut.

V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître

Ephésiens 2, 4-10 (usage roumain)

Frères, dans l’abondance de sa miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, nous qui étions morts par suite de nos fautes, Dieu nous a donné la vie avec le Christ. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés ! Il nous a ressuscités et nous a fait siéger avec lui aux célestes séjours, dans le Christ Jésus, afin de montrer, dans les siècles à venir, l’extraordinaire richesse de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. Oui, c’est par grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi : cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu, indépendamment de nos mérites, afin que nul ne puisse se glorifier. Car nous sommes son œuvre, Il nous a créés en Jésus Christ pour la pratique du bien, dont Il nous a d’avance préparé le chemin.

Alléluia (ton 2)

Ps 19, 1 et 10, Septante
Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation !
Que le Nom du Dieu de Jacob te protège !

V :Seigneur, sauve le Roi, et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile

Luc 8, 26-39 (usage roumain)

En ce temps-là, Jésus abordait au pays des Gadaréniens qui est en face de la Galilée : comme Il descendait à terre, de la ville vint à sa rencontre un homme qui avait des démons ; depuis longtemps il ne portait pas de vêtements, et demeurait, non pas dans une maison, mais dans les tombeaux.
Voyant Jésus, il se mit à vociférer, tomba à ses pieds et dit d’une voix forte : « Que me veux-Tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut ? Je t’en prie, ne me tourmente pas ! » Jésus en effet commandait à l’esprit impur de sortir de cette personne. Car bien des fois il s’était emparé de lui ; et, pour le garder, on le liait avec des chaînes et des entraves, mais il brisait ses liens et le démon l’entraînait vers les déserts.
Jésus l’interrogea : « Quel est ton Nom ? » – « Légion », répondit-il, car beaucoup de démons étaient entrés en lui ; et ils suppliaient Jésus de ne pas leur ordonner de s’en aller dans l’abîme.
Or il y avait là un troupeau considérable de porcs en train de paître dans la montagne ; les démons supplièrent Jésus de leur permettre d’entrer dans les porcs. Et Jésus le leur permit. Ils sortirent donc de la personne, entrèrent dans les porcs et, du haut de l’escarpement, le troupeau se précipita dans le lac et s’y noya. Voyant ce qui était arrivé, les gardiens prirent la fuite et proclamèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.
Et les gens sortirent voir ce qui s’était passé. Ils s’approchèrent de Jésus et trouvèrent la personne dont étaient sortis les démons, assise aux pieds de Jésus, habillée et dans son bon sens : et ils furent saisis de frayeur.
Ceux qui avaient vu comment le possédé avait été sauvé le proclamèrent. Et toute la population du territoire des Gadaréniens demanda à Jésus de s’éloigner d’eux, car une grande frayeur s’était emparée d’eux. Jésus remontait dans la barque et repartait, quand l’homme dont les démons étaient sortis le pria d’être avec lui ; mais Jésus le renvoya en disant : « Retourne chez toi et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi ». Il s’en alla et publia par la ville entière tout ce que Jésus avait fait pour lui.

Catéchèse

La réalité du mal et la miséricorde du Seigneur

  1. Dans l’épître, le mal est défini comme une « mort » consécutive aux « fautes ». Une erreur, une illusion, un malentendu, peuvent entraîner la mort. Relire le livre de la Genèse, ch. 3 : le péché adamique consiste à être trompé et à se tromper ; nous « dévions », nous « perdons la voie » de la vie.

  2. Dans l’évangile, le mal est défini comme asservissement (possession) de la créature par le Malin. Celui-ci a établi sa domination sur Adam : nos passions morbides montrent qu’il est notre maître.

  3. La mort, la souffrance, et toutes les formes de maux que subit l’être humain sont donc contre nature : elles ont pour origine l’erreur humaine et l’action perverse de l’ange révolté. Il n’y a pas de fatalité ; il n’y a pas non plus une simple causalité physique ou psychologique ; l’être humain est invité à ne pas abdiquer devant la mort, la souffrance et le mal, et à les dénoncer comme anormales.

  4. Dans les deux textes, le Seigneur, « dans l’abondance de sa miséricorde », libère l’être humain du mal et de la mort. Il le restaure dans sa condition naturelle. La réponse à la mort, à la souffrance et au mal général est dans la personne divine de Jésus Christ, vrai Dieu et vrai Homme, Dieu devenu Homme pour nous sauver, pour rétablir la vie naturelle de sa créature et lui proposer à nouveau l’épanouissement en lui, Modèle selon lequel elle a été créée « dans le principe » (Gen.1, 26 et 2, 7.)

  5. Dans la pratique, cela correspond aux réalités suivantes : a) la reconnaissance de Jésus comme « Fils du Dieu très-haut » ; b) la purification par l’exorcisme et le baptême ; c) le choix d’être disciple du Christ (« il priait Jésus d’être avec lui ») ; d) le témoignage et l’action de grâce (« raconte tout ce que Dieu a fait pour toi » ; voir aussi l’épître de ce jour). On ajoutera : vivre dans l’Eglise, participer aux sacrements, confesser ses « fautes » le plus vite possible, communier d’un cœur pur au Corps et au Sang de Dieu-Homme, car Il a mis la mort à mort en mettant sa vie dans la mort par sa mort ; Il a investi la souffrance de sa paix et de son amour absolu – de la consolation de l’Esprit Consolateur. En le reconnaissant comme Seigneur, l’être humain, « assis aux pieds de Jésus », jouit de ces biens !

  6. « Avec Jésus », « assis à ses pieds », celui qui s’unit à son Nom par une invocation continuelle de tout son cœur, et à qui il devient naturel de faire par amour ce qui est agréable à son Seigneur.

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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