Dimanche 8 octobre 2006, 20ème après la Pentecôte, 3ème après la Croix

Dimanche 8 octobre 2006, 20ème après la Pentecôte, 3ème après la Croix

Tropaire de la Résurrection (ton 8 )

Tu es descendu des hauteurs, ô Plein de bonté !
Tu as accepté l’ensevelissement de trois jours, afin de nous délivrer de nos passions, ô notre Vie et notre Résurrection,
Seigneur, gloire à Toi !

Tropaire (s) et kondakia de l’église

Gloire…

Kondakion de la Résurrection (ton 8 )

Ressuscité du tombeau, Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ;
Eve danse de joie en ta Résurrection
et les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !

Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu (ton 6)

Protectrice assurée des chrétiens,
médiatrice sans défaillance devant le Créateur,
ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !
Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi:
« Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, secours constant de ceux qui t’honorent ».

Prokiménon du dimanche (ton 8 )

Prononcez des vœux et accomplissez-les pour le Seigneur notre Dieu ;
vous tous qui l’entourez, apportez-lui des présents !

V : Dieu est connu en Judée, en Israël son Nom est grand !

Épître

Galates 1, 11-19 (usage roumain, notre traduction)

Frères, je vous informe que la bonne Annonce (l’évangile) annoncée par moi n’est pas humaine. Je ne l’ai pas reçue d’un être humain, elle ne m’a été enseignée par personne, mais révélée par Jésus-Christ.
Vous avez entendu parler de la façon dont je me conduisais quand j’étais attaché à la religion juive. Vous savez comment je persécutais avec violence l’Eglise de Dieu et m’efforçais de la détruire. Je surpassais bien des compatriotes juifs de mon âge dans la pratique de la religion juive ; j’étais extrêmement zélé pour les traditions de mes pères.
Lorsque Celui qui m’a choisi dans les entrailles de ma mère et m’a appelé par sa grâce eut la bienveillance de révéler son Fils en moi pour que j’en fasse la bonne Annonce aux nations, aussitôt, sans consulter ni la chair ni le sang, et sans me rendre à Jérusalem pour voir ceux qui furent apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie, puis je suis retourné à Damas. C’est trois ans plus tard que je me suis rendu à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je suis resté quinze jours avec lui. Je n’ai vu aucun autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur.

Alléluia du ton 8

Venez, exultons pour le Seigneur ! Acclamons Dieu notre Sauveur !

V : Allons en sa présence en le confessant, et acclamons-le au son des psaumes !

Évangile

Luc 7, 11-16 (notre traduction)

En ce temps-là, (après la guérison du fils du centurion) Jésus se rendit à une ville appelée Naïn ; ses disciples et une grande foule l’accompagnaient. Comme Il approchait de la porte de la ville, voilà qu’on portait en procession un mort : c’était le fils unique de sa mère, qui était veuve. Une foule sortie de la ville se trouvait avec elle. Quand le Seigneur la vit, Il fut ému pour elle dans ses entrailles et lui dit : « Ne pleure pas ! » Et s’avançant Il toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent. Jésus dit : « Jeune homme, Je te le dis, réveille-toi ! » Le cadavre se dressa sur son séant et se mit à parler. Jésus le donna à sa mère. Tous furent saisis de crainte ; ils louaient Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous ! » et aussi : « Dieu a pris en considération son peuple ! »

Chant de communion du dimanche :

Louez le Seigneur des cieux !
Louez-le dans les lieux très hauts !
Alléluia !

Catéchèse

« Ému dans ses entrailles »,  Dieu prend l’initiative de sauver son monde

  1. Le Seigneur choisit ses serviteurs, exemple de saint Paul (épître du jour) : son enseignement est « révélé par Jésus Christ » ; Dieu « l’a choisi dans les entrailles de sa mère », « l’a appelé par sa grâce » et « a eu la bienveillance de révéler son Fils en lui ». Être chrétien – disciple de Jésus Christ – consiste à répondre à l’appel de Dieu. Chaque baptisé est un appelé, avant même le baptême, dès la conception (aussi l’avortement volontaire n’est-il pas béni !), objet d’une révélation personnelle. Il s’agit d’élection, de sollicitation de la liberté créée – cas par excellence de la Mère de Dieu. Mais, lisons la vie des saints, examinons notre propre vie, et nous verrons que c’est vrai. Nous ne serons pas sauvés avant les autres ou plutôt qu’eux : mais nous sommes au service du salut des autres en coopération avec le Seigneur qui nous a choisis pour servir dans son unique sacerdoce. Encore faut-il que, par le saint Esprit, notre conscience soit éveillée à cette réalité !
  2. Le lien avec l’Eglise est nécessaire : l’appel est unique (le fils de la veuve de Naïn est unique), mais il se conjugue à l’infinie multitude des formes que prend l’appel divin dans l’Eglise de tous les temps. La communion ecclésiale confirme la vérité et l’authenticité de l’appel : le baptême est nécessaire comme sceau d’universalité apposé par le saint Esprit à une sollicitation absolument unique. C’est le sceau trinitaire : unicité de la personne – unité de l’essence. Ce que je vis est unique ; mais par l’Esprit je le vis, avec tous les saints, dans l’unité du Corps du Christ qui atteste la vérité de ce que je vis.
  3. La substance de cet appel divin est la « miséricorde » ou la « compassion », exemple de l’évangile de ce jour : « Ne pleure pas ! » (appel à servir dans la joie de la Résurrection ; Naïn = « joie ») ; « Je te le dis : réveille-toi (ou : lève-toi !) ! » (appel à témoigner de la Résurrection par sa vie). Le Christ Seigneur, le Fils unique et Verbe de Dieu, appelle chaque personne unique par amour  pour elle et pour le monde entier, pour sauver par elle tous les humains. Le grec esplagnisthé (v.14) est réaliste : c’est être touché, « ému dans ses entrailles » humaines, émotion corporelle, non sentimentale, qu’éprouve un père, une mère, un ami intime, « remués » par la souffrance ou la détresse d’un enfant ou d’un proche. C’est une sensibilité pleine de chaleur et d’intimité, pleine de tendresse.
    Par l’Incarnation, Dieu s’est mis dans la situation de nous  révéler une sensibilité vraiment humaine – très sémitique… Luc 1, 78 parle des « entrailles de la miséricorde divine » avec le même terme – splagna eleous (cf. avec des mots différents, la même idée biblique chez les prophètes : Isaïe 49, 15 ; Genèse 43, 30 ; 1 R 3, 26). Selon les saints Pères, c’est par les entrailles d’un tel amour que le Père conçoit pré éternellement le Fils unique, qu’Il l’envoie dans le monde (Fils unique aussi des entrailles de la Vierge !), et qu’Il répond à la prière de ceux qui l’invoquent. C’est par cette sensibilité des entrailles, héritée du Christ par le saint baptême, que le cœur d’un chrétien « se serre » pour le prochain – divino humaine tendresse – et, dit saint Isaac le Syrien, « pour toutes les créatures ».
    L’amour du prochain n’est pas un sentiment seulement humain : c’est une compassion divino humaine communiquée par le Christ à ses membres ; c’est le Christ Lui-même qui aime dans le disciple qui aime ; d’où notre prière : « Seigneur Jésus Christ notre Dieu, rends-moi digne de ton amour compatissant pour ton serviteur N… ! », ou « inspire-moi ton amour pour ton serviteur… »

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
++

Ce contenu a été publié dans Dimanches et fêtes, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Dimanche 8 octobre 2006, 20ème après la Pentecôte, 3ème après la Croix

  1. simeon dit :

    bonjour reverend pere l epitre du dimanche 08 octobre 2006 a ete II COR 6,16-18,7,1 et non Gal 1,11-19

Laisser un commentaire