Dimanche 26 juin 2005 : Mémoire de tous les saints de tous les temps et de tous les lieux

Dimanche 18 juin 2006 : Mémoire de tous les saints de tous les temps et de tous les lieux

Tropaire de la Résurrection (ton 8)

Du ciel Tu descendis, ô Dieu de miséricorde ; trois jours dans le tombeau Tu souffris de demeurer pour nous délivrer de nos péchés ; notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à toi !

Tropaire de tous les saints (ton 1)

Chantons l’innombrable multitude de tous les saints : les apôtres, les prophètes, les pontifes et les martyrs ; le chœur des vénérables, les justes de tous les temps, l’assemblée des saintes femmes, les anonymes avec ceux que nous connaissons. Et, célébrant leur mémoire, disons-leur : "Gloire à celui qui vous a couronnés ! Gloire à celui qui fit des merveilles pour vous ! Gloire à celui qui sur l’Eglise vous a fait luire d’un tel éclat !"

Kondakion de la Résurrection (ton 8)

Ressuscité du tombeau, Tu as éveillé les morts et ressuscité Adam ; Eve danse de joie en ta Résurrection, et les confins de la terre célèbrent ton éveil d’entre les morts, ô Dieu de miséricorde !

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit …

Kondakion de tous les saints (ton 4)

Comme les prémices de la terre sont offertes au Créateur, l’univers te présente, Seigneur, les saints martyrs porteurs-de-Dieu. A leur prière et par celle qui t’enfanta, garde ton Eglise dans la paix, Dieu de miséricorde !

Et maintenant et toujours …

Kondakion de la Mère de Dieu (ton 6)

Protectrice assurée des chrétiens, médiatrice sans défaillance devant le Créateur, ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs ! Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi: Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, secours constant de ceux qui t’honorent.

Prokimenon de tous les saints en ton 4

Dieu est admirable dans ses saints, Lui, le Dieu d’Israël !

V : Dans vos assemblées, Bénissez Dieu dans les assemblées, bénissez le Seigneur, en puisant aux sources d’Israël !

Epître

Hébreux 11, 33-40 ; 12, 1-2 (n. trad.)

Frères, c’est par la Foi que tous les saints conquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l’accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, tirèrent force de leur faiblesse, montrèrent leur vaillance au combat, mirent en fuite des armées d’étrangers. Par la Foi, certains ont ressuscité pour des femmes leur enfant port ; d’autres se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection. D’autres encore ont subi la dérision, les coups de fouet, en plus des chaînes et de la prison. On les a lapidés, sciés, torturés, livrés par le glaive à la mort. Ou bien, ils durent aller çà et là, sous des toisons de chèvre ou des peaux de mouton, dénués, opprimés, maltraités. Eux que le monde n’était pas digne d’accueillir, ils ont erré dans les déserts et sur les monts, habitant les cavernes, les trous de la terre. Néanmoins, tous ceux-là, tous ces martyrs de la Foi, n’ont pas bénéficié de ce que Dieu avait promis, puisqu’Il avait prévu pour nous un sort meilleur, afin qu’ils ne puissent pas sans nous parvenir à la perfection. Voilà donc pourquoi nous aussi, entourés que nous sommes d’une si grande foule de témoins, débarrassons-nous de tout ce qui nous alourdit, et d’abord du péché qui nous entrave ; alors, nous pourrons courir avec endurance l’épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur Jésus, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à son ultime perfection.

Alléluia du ton 4

Les justes ont crié, et le Seigneur les a exaucés, et Il les a délivrés de toutes leurs tribulations.

V : Nombreuses sont les tribulations des justes, mais de toutes le Seigneur les délivre.

Evangile

Matthieu 10, 32-33, 37-38 ; 19, 27-30. (n. trad.)

En ce temps-là, le Seigneur dit : « Toute personne qui me reconnaîtra devant les gens, Je la reconnaîtrai devant mon Père qui est dans les cieux. Toute personne qui me reniera devant les gens, Je la renierai devant mon Père qui est dans les cieux. Qui aime son père ou sa mère plus qu’il ne m’aime n’est pas digne de moi ; qui aime son fils ou sa fille plus qu’il ne m’aime n’est pas digne de moi. Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. » Pierre répondit alors et dit au Seigneur : « Voici que nous avons tout laissé et que nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? » Jésus lui répondit : « En vérité, Je vous le dis, vous qui m’avez suivi, lors de la régénération de tout, lorsque le Fils de l’Homme trônera dans sa gloire, vous siégerez également sur douze trônes et jugerez les douze tribus d’Israël, et toute personne qui aura quitté maisons, frères ou sœurs, père ou mère, enfants ou champs à cause de mon Nom, recevra le centuple et héritera la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers et de derniers premiers. »

Mégalynaire (habituel)

Il est digne en vérité de te célébrer, ô Mère de Dieu, bienheureuse et très pure et Mère de notre Dieu ! Toi plus vénérable que les chérubins, et plus glorieuse, incomparablement, que les séraphins, toi, véritablement la Mère de Dieu, nous t’exaltons !

Koinonikon du dimanche

« Louez le Seigneur … »

Koinonikon des saints

Ps.32 : « Justes, réjouissez-vous dans le Seigneur ! Aux cœurs droits convient la louange : Alléluia !

Catéchèse

La sainteté humaine, participation à la sainteté de Dieu par l’Esprit qui est Seigneur

1. Dieu seul est saint (cf Lv 19, 2 ; 1 Sa 2, 2). Le Verbe, Jésus, est saint (Mc 1, 24), avec le Père et l’Esprit.

2. Le Christ Dieu, type de la sainteté humaine : en s’incarnant, Il a sanctifié l’humanité. Il montre, en Sa personne divine, l’humain accompli. Il est le Saint, à la fois comme Dieu et comme Homme.

3. La Mère de Dieu, la Toute-Sainte, est sanctifiée par la conception en elle du Seigneur Saint, et par sa réponse libre dans le saint Esprit. Egalement type accompli de la créature déifiée, elle est le chef de file de tous les saints qui ont cru en son Fils comme Seigneur et ont joui de la grâce du saint Esprit.

4. La sainteté, but de la création de l’être humain : les énergies divines, communiquées par l’Esprit, déifient la personne qui croit en Jésus Christ comme Fils de Dieu. La sainteté humaine est, non une simple perfection morale, mais assimilation à Dieu par la grâce non créée, accomplissement du projet divin (Gn 1, 26-27) : de l’image à la ressemblance. Les saints sont « tout ressemblants à Dieu » et resplendissent de sa gloire.

5. Les voies de la divinisation : glorifier le Christ pour jouir des dons du saint Esprit déjà répandus ; se repentir (haïr le péché) ; pratiquer les commandements (la volonté divine), surtout l’amour des ennemis, sceau de la déification. La réponse libre et enthousiaste au don et à l’appel de Dieu conduit à la sainteté.

6. Le temps de Pentecôte est celui de la sanctification des baptisés : la fête de tous les saints suit le dimanche de Pentecôte comme son fruit normal. C’était sa place en Occident jusqu’au 9e siècle.

7. Le jeûne des saints apôtres (rien d’animal et, sauf samedi et dimanche, ni huile ni vin) va de la fête de tous les saints au 29 juin, pour approfondir notre conscience du mystère de l’Eglise, assemblée des saints. Le cycle de Pentecôte (jusqu’au grand Carême) est le temps de l’Eglise, unique, sainte, catholique (= plénière) et apostolique (héritière de la tradition apostolique et missionnaire). La mission des baptisés fait fructifier dans l’univers entier (société, culture, nature) la grâce du saint Esprit : « Dès lors que l’Esprit est répandu sur toute chair, le monde est rempli de toutes sortes de dons » (Synaxaire du lundi de Pentecôte).

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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