Dimanche 14 mai 2006 : dimanche du Paralytique

Dimanche 14 mai 2006 : dimanche du Paralytique

Après la bénédiction initiale, le tropaire de la Résurrection : Christ est ressuscité des morts ! Par la mort Il a vaincu la mort ! A ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie ! (3 fois en tout, par le prêtre, par le chœur et le Peuple)

Antienne 1, ton 2

Acclamez Dieu, tous les habitants de la terre ! Chantez à la gloire de son Nom ! Rendez-lui honneur et louange !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !

Dites à Dieu : Que tes œuvres sont admirables ! Si grande est ta puissance que tes ennemis te glorifient ! Refrain.

Toute la terre se prosterne devant toi et chante pour toi ! Qu’elle chante pour ton Nom, Dieu très haut ! Refrain.

Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Antienne 2 (ton 2)

Que Dieu nous prenne en pitié et qu’Il nous bénisse ! Qu’il fasse luire sur nous la lumière de sa face, et qu’Il ait pitié de nous !
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es ressuscité des morts, nous qui te chantons : Alléluia !

Sur la terre on connaîtra tes voies, parmi toutes les nations ton salut. Refrain.

Que les peuples te rendent grâce, Seigneur ! Que tous les peuples te rendent grâce ! Refrain.

Que vous bénisse notre Dieu ! Que le craignent tous les confins de l’univers ! Refrain.

Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Fils unique et Verbe de Dieu…

Antienne 3

Que Dieu se lève et que ses ennemis se dispersent ! Que ses adversaires fuient devant sa face !
Refrain : Christ est ressuscité des morts…

Périssent les impies en face de Dieu ! Mais les justes jubilent devant lui ! Refrain

Voici le jour que le Seigneur a fait : soyons dans la joie et l’allégresse ! Refrain

Gloire au Père… et maintenant… Refrain

Isodikon de Pâques

Dans vos assemblées bénissez le Seigneur, le Dieu de la source d’Israël ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es ressuscité des morts, nous qui te chantons : Alléluia !

Tropaire de la Résurrection en ton 3

Que les cieux se réjouissent ! que la terre exulte d’allégresse ! car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras, terrassant la mort par sa propre mort et devenant le Premier-né d’entre les morts ! Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés, accordant au monde la grâce du salut.

Gloire…

Kondakion du Paralytique en ton 3

A mon âme tristement paralysée par mes péchés et mes transgressions, veuille, ô Christ, comme au Paralytique de jadis, en ta divine providence, accorder la guérison, afin que, délivré, je puisse te chanter: « Dieu de tendresse, gloire à ta puissance infinie ! »

Et maintenant…

Kondakion (ton 8)

Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, Tu as brisé la puissance de l’enfer. Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; ordonnant aux Myrophores de se réjouir, visitant tes apôtres et leur donnant la paix, Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !

Prokimenon, ton 3

Ps 46, 7 et 2
Chantez un psaume pour notre Dieu, chantez un psaume! Chantez un psaume pour notre Roi, chantez un psaume!

V : Toutes les nations, battez des mains ! Acclamez Dieu avec des cris de joie !

Epître

Actes des apôtres 9, 32-42

Frères, en ces jours-là, il advint que Pierre parcourait toute la contrée de Galilée et de Samarie ; il s’arrêté également chez les saints qui habitaient Lydda. Il y trouva quelqu’un appelé Enée, gisant sur un grabat depuis huit ans. Pierre lui dit : « Enée, Celui qui te guérit, c’est le Christ Jésus. Lève-toi, et range tes affaires ! » Et aussitôt il se leva. Tous les habitants de Lydda et de la plaine de Saron virent cela et se tournèrent vers le Seigneur. A Joppé, il y avait une certaine disciple nommée Tabitha, ce qui se traduit Dorcas. Cette femme débordait d’œuvrse de bien se signalait par ses bonnes œuvres et pratiquait la miséricorde. Or il advint, en ces jours-là, qu’elle tomba malade et qu’elle mourut. On lui fit sa toilette, et on la déposa dans la chambre haute. Et, puisque Lydda n’est pas loin de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s’y trouvait, lui dépêchèrent deux hommes, avec la prière de se rendre chez eux sans tarder. Pierre aussitôt se leva et partit avec eux ; et, dès qu’il arriva, on le fit monter à la chambre haute. Là, toutes les veuves l’entourèrent et lui montrèrent en pleurant les tuniques et les manteaux que Dorcas, lorsqu’elle était avec elles, fabriquait en leur compagnie. Pierre fit sortir tout le monde et se mit en prière, à genoux. Puis, se tournant vers le corps, il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle s’assit. Il lui tendit la main, la fit lever, puis, appelant les veuves et les autres fidèles, la leur présenta en vie. Cela fut connu de tout Joppé, et nombreux furent ceux qui crurent au Seigneur.

Alléluia (ton 3)

Ps 30, 2 et 3
En toi, Seigneur, j’ai mis mon espérance, que je ne sois pas confondu pour l’éternité !

V : Incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me délivrer ! Sois pour moi un Dieu protecteur, une maison de refuge, pour me sauver !

Evangile

Jean 5, 1-15 (n.trad.)

En ce temps-là, après la guérison du fils de l’officier, il y avait une fête des Judéens et Jésus monta à Jérusalem. Or il y a à Jérusalem près de la Porte des brebis une piscine, appelée en hébreu Bethzatha, et qui possède cinq portiques. Sous ceux-ci une foule de malades étaient étendus, aveugles, boiteux, sourds, paralytiques, qui attendaient le bouillonnement de l’eau. Car l’ange du Seigneur descendait parfois dans la piscine et l’eau s’agitait ; le premier qui y entrait après le bouillonnement avait alors la santé, quel que fût son mal. Il était là quelqu’un de malade depuis trente-huit ans. Jésus le voyant étendu, et sachant qu’il y avait déjà longtemps, lui dit : « Veux-tu avoir la santé ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine lorsque l’eau s’agite et quand moi j’y vais, un autre y descend avant moi et reçoit la guérison et moi je m’en vais malade. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche ! » Sur-le-champ cette personne eut la santé : il prit son grabat et il marchait. Ce jour-là était un jour de sabbat. Les Judéens dirent donc à celui qui avait été soigné : « C’est sabbat et il ne t’es pas possible de porter ton grabat. » Mais, il leur répondit : « Celui qui m’a donné la santé, c’est Lui qui m’a dit : Prends ton grabat et marche. » Ils lui demandèrent donc : « Qui est la personne qui t’a dit : Prend et marche ? » Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; Jésus, en effet, avait disparu, car il y avait foule à cet endroit. Après cela, Jésus le trouve dans le Temple et lui dit : « Vois, tu est devenu en bonne santé; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’advienne pire. » Cette personne partit et dit aux Judéens que c’était Jésus qui lui avait donné la santé.

Mégalynaire

L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse ! Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton fils est ressuscité ! Alléluia !

Koinonikon

Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…»)

Catéchèse

La puissance de la Résurrection donne la vie et la santé de l’âme et du corps

  1. Certains pensent qu’il n’y a plus de miracles : faux ! Passer de la tristesse à la joie (« Réjouissez-vous ! » dit le Ressuscité), de l’incroyance à la foi (Thomas) sont des miracles. Miracles quotidiens : la réconciliation des frères en discorde, l’absolution des péchés, le baptême, la sainte eucharistie. De nombreux miracles (résurrection, guérison, conversion) sont accomplis par la prière des saints (au 20° siècle par exemple Callinique de Cernica, Jean de Kronstadt, Nectaire d’Egine, etc.). Le miracle n’est pas une magie : il est l’action créatrice et miséricordieuse du Seigneur. Dieu peut tout et Il est souverainement libre !

  2. Soit le Seigneur accorde ce qui est demandé ; soit Il exauce de façon différente, selon sa volonté souveraine (« que ta volonté soit faite ! ») ; soit Il est empêché d’agir par nos péchés : nous ne faisons pas sa volonté, comment lui demander de faire la nôtre ? Le miracle est cohérence et norme de la vie en Dieu.

  3. Vrai : le pouvoir de la Résurrection (guérir, ressusciter les morts, pardonner) appartient au Christ et à son Eglise : tout baptisé jouit de ce pouvoir en tant que membre du Corps du Christ ; d’où notre prière. Mais glorifions Dieu avant de lui présenter notre demande, ce que nous enseigne le Christ (Jean 11, 41-43). Remercier d’abord de qu’Il voudra accomplir est notre acte souverain de foi en lui !

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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Une réponse à Dimanche 14 mai 2006 : dimanche du Paralytique

  1. unrepekex dit :

    hi, new to the site, thanks.

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