Dimanche 7 mai 2006 : dimanche des Myrophores et de saint Joseph d’Arimathie

Dimanche 7 mai 2006 : dimanche des Myrophores et de saint Joseph d’Arimathie

Marie MadeleineAprès la bénédiction initiale, le tropaire de la Résurrection : Christ est ressuscité des morts ! Par la mort Il a vaincu la mort ! A ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie ! (3 fois en tout, par le prêtre, par le chœur et le Peuple)

Antienne 1, ton 2

Acclamez Dieu, tous les habitants de la terre ! Chantez à la gloire de son Nom ! Rendez-lui honneur et louange !
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur !

Dites à Dieu : Que tes œuvres sont admirables ! Si grande est ta puissance que tes ennemis te glorifient ! Refrain.

Toute la terre se prosterne devant toi et chante pour toi ! Qu’elle chante pour ton Nom, Dieu très haut ! Refrain.

Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Antienne 2 (ton 2)

Que Dieu nous prenne en pitié et qu’Il nous bénisse ! Qu’il fasse luire sur nous la lumière de sa face, et qu’Il ait pitié de nous !
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es ressuscité des morts, nous qui te chantons : Alléluia !

Sur la terre on connaîtra tes voies, parmi toutes les nations ton salut. Refrain.

Que les peuples te rendent grâce, Seigneur ! Que tous les peuples te rendent grâce ! Refrain.

Que vous bénisse notre Dieu ! Que le craignent tous les confins de l’univers ! Refrain.

Gloire au Père… et maintenant… Refrain.

Fils unique et Verbe de Dieu…

Antienne 3

Que Dieu se lève et que ses ennemis se dispersent ! Que ses adversaires fuient devant sa face !
Refrain : Christ est ressuscité des morts…

Périssent les impies en face de Dieu ! Mais les justes jubilent devant lui ! Refrain

Voici le jour que le Seigneur a fait : soyons dans la joie et l’allégresse ! Refrain

Gloire au Père… et maintenant… Refrain

Isodikon de Pâques

Dans vos assemblées bénissez le Seigneur, le Dieu de la source d’Israël ! Sauve-nous, ô Fils de Dieu, Toi qui es ressuscité des morts, nous qui te chantons : Alléluia !

Tropaire de la Résurrection en ton 2

Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, tous les anges dans les cieux se mirent à chanter: Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !

Tropaire des Myrophores en ton 2

Le noble Joseph, lorsque de la Croix il eut descendu ton corps immaculé, l’enveloppa d’un blanc linceul et l’embauma de précieux parfums ; et pour sa sépulture il le déposa dans un tombeau tout neuf ; mais le troisième jour Tu es ressuscité, Seigneur, accordant au monde la grâce du salut !

Gloire…

Kondakion des Myrophores en ton 2

Ordonnant aux Myrophores de se réjouir, Tu as fait cesser les pleurs d’Eve, la première aïeule, par ta Résurrection, ô Christ notre Dieu. Aux apôtres Tu donnas l’ordre de proclamer: « Le Sauveur est sorti du tombeau ! »

Et maintenant…

Kondakion (ton 8)

Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, Tu as brisé la puissance de l’enfer. Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; ordonnant aux Myrophores de se réjouir, visitant tes apôtres et leur donnant la paix, Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !

Prokimenon, ton 2

Ps 117, 14 et 18
Le Seigneur est ma force et mon chant, et Il s’est fait mon salut.

V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

Epître

Actes des apôtres 6, 1-7

En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque murmuraient contre ceux de langue hébraïque, disant que, dans les secours distribués quotidiennement, les veuves de leur groupe étaient désavantagées. Les Douze convoquèrent alors l’assemblée des disciples et leur dirent : « Il n’est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas. Cherchez plutôt parmi vous, frères, sept hommes qui aient l’estime de tous, qui soient remplis de sagesse et de l’Esprit saint, et nous les chargerons de cet emploi. Quant à nous, c’est à la prière et au service de la parole que nous resterons attachés. Cette proposition fut agréée de tout le monde, et c’est ainsi que furent choisis Etienne, cet homme rempli de foi et de l’Esprit saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un prosélyte d’Antioche. On les présenta aux apôtres qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains. Et la parole du Seigneur se développait, les disciples devenaient de plus en plus nombreux à Jérusalem, un grand nombre de prêtres adhérait à la foi.

Alléluia (ton 2)

Ps 19, 1 et 10
Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège !

V : Seigneur, sauve le Roi et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile

Marc 15, 43 à 16, 8

En ce temps-là, la veille du sabbat, arriva Joseph d’Arimathie, membre éminent du conseil, et qui, lui aussi, attendait le règne de Dieu. Il entra courageusement chez Pilate pour réclamer le corps de Jésus. Pilate s’étonna que Jésus fût déjà mort. Il convoqua le centurion et lui demanda s’Il était mort depuis longtemps. Renseigné par le centurion, il accorda le corps à Joseph. Ayant acheté un linceul, celui-ci descendit Jésus, l’enroula dans le linceul, le déposa dans un tombeau creusé dans le roc et roula une pierre à l’entrée du tombeau. Marie de Magdala et Marie, mère de Joseph, regardaient où on avait déposé le corps de Jésus.

Le sabbat passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller embaumer Jésus. De grand matin, le premier jour du sabbat, elles vinrent au tombeau ; le soleil était déjà levé. Elles se disaient entre elles : « Qui roulera pour nous la pierre de l’entrée du tombeau ? » Levant les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée ; pourtant elle était très grande. Entrées dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme revêtu d’un vêtement blanc et elles furent très effrayées. Mais il leur dit : « N’ayez pas peur ; vous cherchez Jésus, le Nazaréen, le crucifié ; Il a été ressuscité ; Il n’est pas ici, voici l’endroit où on l’avait déposé. Mais allez ; dites à ses disciples et à Pierre qu’Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez comme Il vous l’a dit. » Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, car elles étaient tremblantes et stupéfaites ; et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

Mégalynaire

L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse ! Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton fils est ressuscité ! Alléluia !

Koinonikon

Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…»)

On chante le tropaire pascal au lieu de « Nous avons vu la vraie lumière… », comme aussi après « Gloire à toi, Christ notre Dieu, notre espérance… ».

Catéchèse

Le service de l’Eglise ; les chrétiens « serviteurs de Dieu » ; ils sont des consacrés

  1. L’Esprit saint inspire à l’Assemblée des baptisés ce qui est bon pour l’Eglise : « diacre » veut dire serviteur. Tous les chrétiens sont au service de Dieu, de sa Communauté et de tous les humains : sacerdoce universel et royal des fidèles. Mais il y a des ministères spécialement consacrés : l’épiscopat (responsabilité de toute l’Eglise devant le Seigneur son seul Chef) ; la prêtrise (collège des anciens qui entoure et assiste l’Evêque) ; le diaconat (service des plus faibles, qui commence par le service liturgique, organisation de la prière communautaire, et la gestion matérielle de l’Eglise) ; ministère nécessaire à la paroisse et au diocèse.

  2. Les myrophores, forme féminine du sacerdoce et du diaconat ; leur ministère : oindre (servir avec amour) le Corps du Christ (= l’Eglise) ; entendent l’annonce de la Résurrection (écoute dans l’Esprit) ; voient (dans l’Esprit) l’Ange annonciateur ; éprouvent la crainte religieuse, début de la connaissance parfaite. Le Christ a sanctifié la féminité par son incarnation ; Il lui a donné l’égalité d’honneur avec les apôtres (la Mère de Dieu, Marie Madeleine « Egale-aux-apôtres ») ; Il lui offre comme aux hommes l’accès à la plénitude de la connaissance de lui-même et du Père par le saint Esprit. Saint Grégoire Palamas (Sur les myrophores) montre que la Mère de Dieu conduisait le groupe des saintes femmes et que l’ange était l’archange Gabriel.

  3. Mais la personne (hypostase créée) transcende le masculin et le féminin. Ceci est anticipé dans l’Eglise où l’homme reste encore « le chef de la femme », et sera accompli définitivement dans le Royaume ; il n’y aura plus homme ou femme, mais la personne à l’image de la personne divine. L’Esprit nous appelle à tendre vers cela ; enseignons-le à nos enfants et à nos jeunes ; que les hommes, les premiers, soient vigilants !

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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