Samedi 15 avril 2006 : Réveil de Lazare ; clôture du saint Carême

Samedi 15 avril 2006 : Réveil de Lazare ; clôture du saint Carême

Divine liturgie selon saint Jean Chrysostome

Tropaire de la Fête (ton 1)

Affirmant la résurrection universelle, avant ta Passion, ô Christ Dieu, Tu réveilles Lazare des morts. Et nous, comme des adolescents, portant l’insigne de la victoire, nous t’acclamons, ô Vainqueur de la mort: « Hosanna dans les lieux très hauts ! Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit !

Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen !

Kondakion de la Fête (ton 2)

Le Christ, l’universelle Joie, la Vérité, la Lumière et la Vie du monde, sa résurrection, sur notre terre est apparu, dans sa bonté, devenant le signe de la Résurrection pour accorder à tous la divine rémission.

Au lieu du Trisagion:

Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ, Alléluia !

Prokimenon, ton 3

Ps.26, 1 (Septante)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte ?

V: Le Seigneur est le protecteur de ma vie, devant qui tremblerais-je ?

Epître

Hébreux 12, 28-29 ; 13, 1-8

Frères, puisque nous recevons en héritage un royaume inébranlable, conservons cette grâce et par elle rendons à Dieu un culte agréable, avec crainte et respect, car « notre Dieu est un feu dévorant ». Persévérez dans l’amour fraternel, et n’oubliez pas l’hospitalité : c’est par elle que certains, à leur insu, ont hébergé des anges. Souvenez-vous des captifs, comme si vous étiez enchaînés avec eux, et de ceux que l’on maltraite, en pensant que vous aussi, vous avez un corps. Que le mariage soit honoré de tous et que sans souillure demeure le lit nuptial, car Dieu jugera fornicateurs et adultères. Chassez l’avarice de votre vie et contentez-vous de ce que vous avez, car Dieu Lui-même a dit : « Je ne te laisserai ni ne t’abandonnerai » ; de sorte que nous puissions dire avec confiance : « Le Seigneur est mon secours, je ne craindrai pas ce qu’un homme peut me faire. » Souvenez-vous de vos chefs spirituels, qui vous ont fait entendre la parole de Dieu ; et, considérant l’issue de leur carrière, imitez leur foi. Jésus Christ est le même hier et aujourd’hui, et dans les siècles !

Alléluia (ton 4)

Chevauche dans l’éclat de ta royale splendeur ! Défends la vérité, la bonté, la justice ! – Tu aimes la justice ; Tu détestes l’iniquité.

Alléluia en ton 5

Ps. 92, 1 et 2 (Septante)

Le Seigneur règne, Il s’est revêtu de beauté !

V : Car Il a affermi l’univers, et il ne sera ébranlé ! Ton trône est préparé depuis l’origine !

Evangile

Jean 11, 1-45 (n. trad.)

(1) En ce temps-là, il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, du village de Marie et de Marthe sa sœur. (2) C’était cette Marie qui oignit le Seigneur de parfum et lui essuya les pieds avec ses cheveux, dont le frère était malade. (3) Les sœurs envoyèrent donc lui dire : « Seigneur, voilà : celui qui est ton ami est malade. » (4) Jésus entendit et dit : « Cette maladie n’est pas en vue de la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle, soit glorifié le Fils de Dieu. » (5) Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare. (6) Lorsqu’ Il entendit que celui-ci était malade, Il resta alors deux jours à l’endroit où Il était. (7) Il dit ensuite aux disciples : « Retournons en Judée. » (8) Les disciples lui dirent : « Rabbi, Maître, tout récemment les Judéens cherchaient à te lapider, et Tu retournes là-bas ? » (9) Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans la journée ? Si quelqu’un marche de jour, il ne trébuche pas, car il voit la lumière de ce monde ; (10) mais, si quelqu’un marche de nuit, il trébuche, car la lumière n’est pas en lui. » (11) Il leur dit cela, après quoi Il leur dit : « Lazare notre ami repose, mais Je vais aller le réveiller. » (12) Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s’il repose, il sera sauvé. » (13) Or Jésus avait parlé de sa mort, mais eux crurent qu’Il parlait du repos du sommeil. (14) Jésus leur dit alors ouvertement : (15) « Lazare, notre ami, est mort et Je rends grâce pour vous, afin que vous croyiez, de n’avoir pas été là ; mais, allons vers lui. » (16) Thomas, appelé le Jumeau, dit alors à ses condisciples : « Allons, nous aussi, pour mourir avec lui. » (17) Arrivé donc à Béthanie, Jésus le trouva depuis quatre jours déjà au tombeau. (18)Béthanie était proche de Jérusalem, à quinze stades environ. (19) Beaucoup d’entre les Judéens étaient venus vers Marthe et Marie pour les consoler au sujet de leur frère. (20) Or Marthe, lorsqu’elle entendit que Jésus arrivait, alla à sa rencontre ; mais Marie était assise à la maison. (21) Marthe dit alors à Jésus : « Seigneur, si Tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. (22) Mais, dès maintenant, je sais que tout ce que Tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » (23) Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » (24) Marthe lui dit : « Je sais qu’il ressuscitera, lors de la résurrection, au dernier jour. » (25) Jésus lui dit : « Moi, Je suis la Résurrection et la Vie. Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra, (26) et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas à jamais ; crois-tu cela? » (27) Elle lui dit : « Oui, Seigneur ; je crois fermement que Tu es, Toi, le Christ, le Fils de Dieu, qui vient dans le monde. » (28) Elle dit cela, partit, appela Marie sa sœur et lui dit en secret : « Le Maître est là, et Il t’appelle. » (29) Celle-ci, dès qu’elle entendit, se leva rapidement et vint vers lui. (30) Or Jésus n’était pas encore arrivé au village, mais Il était encore à l’endroit où Marthe l’avait rencontré. (31) Alors les Judéens qui étaient avec elle dans la maison à la consoler, voyant Marie se lever rapidement et sortir, la suivirent, pensant qu’elle allait au tombeau pour y pleurer. (32) Marie donc, quand elle arriva où était Jésus, en le voyant, tomba à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si Tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » (33) Alors Jésus, quand Il la vit se lamenter et les Judéens qui l’accompagnaient se lamenter, frémit dans l’Esprit et fut bouleversé ; et Il dit : (34) « Où l’avez-vous mis ? » On lui dit : « Seigneur, viens et vois. » (35) Jésus pleura. Les Judéens dirent alors : (36) « Voyez comme Il était son ami ! » Mais certains d’entre eux dirent : (37) « Ne pouvait-Il pas, Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, faire aussi que celui-ci ne mourût pas ? » (38) Alors, Jésus, frémissant à nouveau en lui-même, vint au tombeau ; c’était une grotte, et une pierre était placée par-dessus. (39) Jésus dit : « Enlevez la pierre. » La sœur du défunt, Marthe, lui dit : « Seigneur, il sent déjà, car c’est le quatrième jour. » (40) Jésus lui dit : « Ne t’ai-Je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ? » Ils enlevèrent donc la pierre d’où le mort reposait. (41) Jésus leva alors les yeux En Haut et dit : « Père, Je te rends grâces de ce que Tu m’as entendu ; (42) Moi, Je savais que Tu m’entends toujours, mais c’est pour la foule qui m’entoure que J’ai parlé, afin qu’ils croient que c’est Toi qui m’as envoyé. » (43) Et, après avoir dit cela, Il cria d’une voix forte : « Lazare, ici ! Sors ! » (44) Le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes ; et son visage était enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le et laissez-le partir. » (45) Alors, beaucoup des Judéens qui étaient venus vers Marie et avaient contemplé ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Mégalynaire en ton 8

Au lieu de « Il est digne… »: Venez, tous les peuples, glorifions la sainte Mère de Dieu, qui sans être consumée fit naître de son sein le feu de la divinité : par des hymnes incessantes, nous la magnifions !

Koinonikon du dimanche

Louez le Seigneur… (Ps.111)

Koinonikon, ton 2

Dans la bouche des enfants, des nourrissons, Tu as mis une louange ! Alléluia !

Catéchèse

Jésus, vrai Dieu et vrai Homme, Seigneur de la souffrance et de la mort

Niveaux de lecture : sens littéral (détails spatiaux, temporels, sociaux, psychologiques, historicité de Jésus dans son milieu) ; théologique (Jésus, Pédagogue, Homme ému qui pleure,  ; Dieu compatissant, souverain de la mort ; Résurrection en personne – personne divine, puissance de sa parole) ; allégorique : les noms (Lazare, « Dieu secourt » ; Marthe, « la maîtresse » ; Marie, « la voyante » ; Thomas, « le jumeau » ; Béthanie, « maison du pauvre » ; les 2 sœurs, action et contemplation) ; mystique (relation personnelle avec Jésus, confession de la Foi, obéissance de Lazare au Seigneur, grotte-cœur où gît en nous le pécheur « puant » appelé de la mort à la vie par le repentir, et que Dieu « délie »).

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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