Dimanche 16 avril 2006 : Entrée du Christ à Jérusalem, ouverture de la Semaine sainte

Dimanche 16 avril 2006 : Entrée du Christ à Jérusalem, ouverture de la Semaine sainte

Antiennes spéciales au lieu des typiques et divine liturgie selon saint Jean Chrysostome

Antienne 1

1 : J’aime le Seigneur qui écoute la voix de ma prière
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu, sauve-nous, Dieu sauveur ! (ton 2)
2 : Il incline son oreille vers moi, le jour où je l’appelle.
3 : Les tourments de la mort m’enserraient, les périls de l’Enfer m’environnaient.
4 : Peine et misère me tenaient, mais j’invoquais le Nom du Seigneur.

Antienne 2

1 : J’ai gardé ma confiance, lors même que j’ai dit : je suis trop humilié !
Refain: Sauve-nous, ô Fils de Dieu, monté sur le petit d’une ânesse,/ nous qui te chantons : Alléluia!//
2 : Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu’Il m’a fait ?
3 : J’élèverai la coupe du salut en invoquant le Nom du Seigneur.

Gloire… et maintenant… Fils unique et Verbe de Dieu…

Antienne 3

1 : Confessez le Seigneur, car Il est bon ! Car éternelle est sa miséricorde !
Refrain : le tropaire de la Fête, en ton 1 : Affirmant la résurrection universelle…
2 : Que la maison d’Israël le dise : Il est bon, car éternelle est sa miséricorde !
3 : Que la maison d’Aaron le dise : Il est bon, car éternelle est sa miséricorde !
4 : Que ceux qui craignent le Seigneur le disent : Il est bon, car éternelle est sa miséricorde !

Isodikon de la Fête (chant d’entrée)

Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur ; nous vous avons bénis de la maison du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu, et Il nous est apparu.

Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu, monté sur le poulain d’une ânesse, nous qui te chantons : Alléluia!

Tropaire de la Fête (ton 1)

Affirmant la résurrection universelle, avant ta Passion, ô Christ Dieu, Tu réveilles Lazare des morts. Et nous, comme des adolescents, portant l’insigne de la victoire, nous t’acclamons, ô Vainqueur de la mort: « Hosanna dans les lieux très hauts ! Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur ! »

Gloire…

Tropaire de la Fête (ton 4)

Ensevelis avec toi par le baptême, ô Christ notre Dieu, nous avons pu participer à la vie éternelle par ta résurrection ; et dans nos hymnes nous te chantons : Hosanna au plus haut des cieux ! Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur !

Et maintenant…

Kondakion de la Fête (ton 6)

Au ciel sur le trône des chérubins, ici-bas siégeant sur l’ânon, ô Christ notre Dieu, Tu reçois la louange des anges et les hymnes des enfants qui chantent au-devant de toi: Béni, Celui qui vient pour tirer Adam du tombeau !

Prokimenon (ton 4)

Ps.117, 26-27 et 1
Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur !
Le Seigneur est Dieu, et Il nous est apparu !

V : Confessez le Seigneur, car Il est bon, car éternelle est sa miséricorde !

Epître

Philippiens 4, 4-9

Frères, réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps ; je vous le répète, réjouissez-vous ! Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. N’entretenez aucun souci, mais en toute circonstance exposez vos requêtes à Dieu, recourant à la prière et à l’oraison, dans l’action de grâces. Alors la paix de Dieu, qui surpasse tout esprit, prendra sous sa garde vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus. En conclusion, mes Frères, tout ce qu’il y a de vrai et de noble, tout ce qu’il y a de juste et de pur, tout ce qui est digne d’être aimé et d’être honoré, tout ce qui s’appelle vertu et mérite des éloges, voilà ce dont il faut vous préoccuper. Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Alors le Dieu de la paix sera avec vous !

Alléluia (ton 1)

Ps.97, 1 et 3
Chantez au Seigneur un chant nouveau, car le Seigneur a fait des merveilles !

V : Toutes les extrémités de la terre ont vu le salut de notre Dieu.

Evangile

Jean 12, 1-18 (n. trad.)

En ce temps-là, six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, le cadavre que Jésus avait réveillé d’entre les morts. Là, on lui prépara un repas et Marthe servait ; or Lazare était un de ceux qui étaient attablés avec lui. Alors, Marie, prenant une livre de parfum de vrai nard, d’un grand prix, oignit les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux, et la maison fut pleine du parfum de la myrrhe. Mais Judas l’Iscariote, un de ses disciples, qui devait le livrer, dit : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu cette myrrhe trois cents deniers pour les donner aux pauvres ? » Il dit cela, non parce qu’il se souciait des pauvres, mais parce qu’il était un voleur et que, comme il tenait la bourse, il détournait ce qu’on y mettait. Jésus dit alors : « Laisse-la ; elle a gardé cela pour le jour de ma sépulture, car, les pauvres, vous les avez toujours avec vous, mais, moi, vous ne m’avez pas pour toujours. » Une grande foule de Judéens sut qu’Il était là et elle vint, non seulement à cause de Jésus, mais pour voir Lazare qu’Il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de mettre aussi Lazare à mort, car, à cause de lui, beaucoup de Judéens s’éloignaient et croyaient en Jésus. Le lendemain, la foule nombreuse qui était venue pour la fête, entendant que Jésus venait à Jérusalem, prit les rameaux des palmiers et sortit à sa rencontre, et elle criait : « Hosanna ! Béni, celui qui vient au Nom du Seigneur, le roi d’Israël ! » Trouvant un petit âne, Jésus s’assit dessus, comme il est écrit : « Ne crains pas, fille de Sion, voici que vient ton roi, assis sur le poulain d’une ânesse. » D’abord, ses disciples ne connurent pas cela ; mais, lorsque Jésus eut été glorifié, alors ils se rappelèrent que cela avait été écrit de lui et que cela avait eu lieu pour lui. Et la foule qui était avec lui lorsqu’ Il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait réveillé d’entre les morts, rendait témoignage. C’est pourquoi la foule vint à sa rencontre, parce qu’elle avait entendu qu’Il avait fait ce signe.

Mégalynaire de la Fête (ode 9 du canon, ton 4)

Le Seigneur est Dieu, et Il nous est apparu, célébrez cette fête et, dans la joie, venez, magnifions le Christ avec des palmes et des rameaux ! Crions-lui joyeusement : Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur, notre Sauveur !

Koinonikon de la Fête (Ps.117)

Béni, Celui qui vient au Nom du Seigneur ! Le Seigneur est Dieu, et Il nous est apparu, Alléluia !

Au lieu de « nous avons vu la vraie lumière », le tropaire en t.1 : « Affirmant… »

Catéchèse

La royauté de Jésus « n’est pas de ce monde », INRI, le Roi de la Paix, le Roi des cieux est Seigneur !

Une royauté sans pouvoir selon le monde. Un pouvoir absolu : lier et délier, remettre les dettes, pardonner ; le roi paye (de sa vie) pour les pécheurs. « Roi » = responsable. Le roi de Jérusalem (« cité de la Paix ») est responsable de tous et de tout. Sur la Croix, Il prend la place de celui qui a tort ! Il renonce à avoir raison devant son peuple et à le faire payer…

L’Eglise, peuple royal : corps et membres de Jésus Roi. Quelle est la royauté des baptisés ? Remettre les dettes par le pouvoir souverain exercé par Jésus dans son Eglise et transmis à ses membres : pardonner les offenses, acte souverain ; oublier les injures, acte de seigneur ; l’appel que le Christ adresse à ses disciples de pardonner est un mandat royal : exercer le pouvoir communiqué dans le baptême, la chrismation et l’eucharistie. Seul un roi a ce charisme suprême : oublier les offenses ; intercéder pour ses ennemis (« Père, pardonne-leur ! »). La Mère de Dieu est appelée Souveraine car elle pardonne aux bourreaux de son fils, son Seigneur et son Dieu. Pardonner : s’affranchir de la rancune et affranchir autrui. Un roi est libre et il libère : ministère de l’Eglise dans le monde… Le pardon conditionne la communion eucharistique à Pâques!

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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