Dimanche 19 mars 2006, deuxième dimanche de Carême, mémoire de saint Grégoire Palamas

Dimanche 19 mars 2006, deuxième dimanche de Carême, mémoire de saint Grégoire Palamas

Tropaire de la Résurrection (ton 6)

Les vertus angéliques sur ton tombeau, les gardes pétrifiés de crainte, Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ; Toi, Tu captives l’enfer sans être séduit. Tu vas à la rencontre de la Vierge, Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !

Tropaire(s) de l’église, puis de saint Grégoire Palamas (ton 8)

Luminaire de l’Orthodoxie et docteur de l’Eglise dont tu fus le ferme appui, ornement des saints moines et rempart invincible des théologiens, saint Grégoire thaumaturge, gloire de Thessalonique, et de la grâce le héraut, intercède auprès de Dieu pour le salut de nos âmes !

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit …

Kondakion de l’église

Et maintenant et toujours …

Kondakion du Triode et de saint Grégoire Palamas (ton 8)

Comme l’instrument sacré de la sagesse, comme le brillant porte-voix de la science de Dieu, saint pontife Grégoire, nous te chantons ! Soumettant notre intelligence à celle du Créateur, conduis nos cœurs vers lui, pour que nous chantions : « Réjouis-toi, Prédicateur de la grâce ! »

Prokimenon en ton 5

Ps. 11, 8 et 2, trad. des Septante
C’est toi, Seigneur, qui nous garderas,
qui nous préserveras pour l’éternité !
V : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint !

Epître

Hébreux 1, 10-2, 3 et 7, 26-8, 2 (notre traduction)

« Dans le principe, Seigneur, Tu as fondé la terre, et les cieux sont l’œuvre de tes mains. Ils périront, mais Toi, Tu demeures. Tous, ils vieilliront comme un vêtement et, comme on fait d’un vêtement, Tu les enrouleras ; tel un manteau, ils seront changés ; mais Toi, Tu restes le même, et tes années ne passeront point. » Et auquel des anges Dieu a-t-Il jamais dit : « Siège à ma droite, jusqu’à ce que Je fasse de tes ennemis l’escabeau de tes pieds » ? Les anges ne sont-ils pas tous des esprits officiants, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter le salut ? C’est pourquoi nous devons porter une plus grande attention aux enseignements que nous avons entendus, de peur d’être entraînés à la dérive. Car, si la parole annoncée par les anges a un effet, et si toute transgression et désobéissance a reçu une juste rétribution, comment nous-mêmes échapperons-nous en négligeant pareil salut, qui, annoncé tout d’abord par le Seigneur, nous a été confirmé par ceux qui l’ont entendu ?
Frères, tel est précisément le pontife qu’il nous fallait : saint, innocent, immaculé, séparé désormais des pécheurs, élevé plus haut que les cieux ; un pontife qui n’ait pas besoin, comme les grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car cela, Il l’a fait une fois pour toutes lorsqu’en sacrifice Lui-même Il s’est offert. La loi de Moïse établit comme grands prêtres des êtres humains sujets à la faiblesse ; mais le serment de Dieu, prononcé après la Loi, établit comme grand prêtre le Fils, parfaitement accompli pour l’éternité. De ce qui vient d’être dit, le point capital est celui-ci : nous avons un pontife de telle nature qu’Il est assis à la droite du trône de la majesté divine, dans les cieux ; et là, Il accomplit son ministère, non plus dans le tabernacle dressé par les humains, mais dans le sanctuaire véritable érigé par le Seigneur.

Alléluia du ton 5

Ps. 88, 2 et 3 (trad. des Septante)
Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ; de génération en génération ma bouche annoncera ta vérité ! – Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel. » Dans les cieux est préparée ta vérité.

Evangile

Marc 2, 1-12

En ce temps-là, Jésus rentra à Capharnaüm quelques jours après la guérison d’un lépreux. On apprit qu’Il était chez lui, et l’on s’y rassembla en si grand nombre qu’il n’y avait plus de place, même devant la porte ; et Jésus leur disait la Parole. On vint lui amener un paralytique porté par quatre hommes ; comme ceux-ci ne pouvaient pas le lui présenter à cause de la foule, ils découvrirent le toit au-dessus de l’endroit où se trouvait Jésus, firent une ouverture et descendirent le grabat où gisait le paralytique. Voyant leur foi, Jésus dit au paralytique : « Mon fils, tes péchés te sont remis. » Or il y avait là, assis, quelques scribes, et ils pensaient en leur cœur : « Comment celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème ! Qui a le pouvoir de remettre les péchés, si ce n’est Dieu ? » Connaissant aussitôt en Esprit ce qu’ils disaient en eux-mêmes, Jésus leur dit : « Pourquoi une telle pensée dans vos coeurs ? Qu’est-ce qui est le plus facile, dire au paralytique « tes péchés te sont remis » ou dire « lève-toi et marche » ? Afin que vous sachiez que le Fils de l’Homme a le pouvoir sur terre de remettre les péchés, Je te le dis, dit-Il au paralytique : Lève-toi, prends ton grabat et rentre chez toi ! » Celui-ci se leva et, aussitôt, prenant son grabat, il sortit devant tout le monde, si bien que tous étaient stupéfaits, louaient Dieu et disaient : « Jamais nous n’avons vu quelque chose de semblable ! »

Jean 10, 9-16

En ce temps-là, Jésus dit : « Moi, Je suis la Porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il ira et viendra et trouvera pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et faire périr. Moi, Je suis le bon berger ; le bon berger offre sa vie pour les brebis. Le mercenaire, qui n’est pas le berger, à qui n’appartiennent pas les brebis, dès qu’il voit venir le loup, abandonne les brebis et s’enfuit, et le loup les attrape et les disperse. Le mercenaire s’enfuit parce qu’il est mercenaire et n’a pas souci des brebis. Moi, Je suis Le Berger, le bon, et Je connais les miens et les miens me connaissent, comme le Père me connaît et que, Moi, Je connais le Père ; et J’offre ma vie pour les brebis. Mais J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là, il faut que Je les conduise : elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau et un seul berger. »

Mégalynaire

En toi se réjouit toute la création, Ô Pleine de grâce, l’assemblée angélique et la race humaine ! Temple sanctifié, Paradis spirituel, Louange virginale ! De toi Dieu s’est incarné et devint petit enfant, Lui, notre Dieu avant les siècles ! Il fit de tes entrailles son trône et rendit ton sein plus vaste que les cieux. En toi se réjouit toute la création : Gloire à toi !

Koinonikon du dimanche

« Louez… »

Koinonikon du saint Grégoire Palamas

Ps.111 ( en ton occurrent, i.-e. ton 6):
« Le juste sera en mémoire éternelle : il ne craindra pas d’entendre de parole de malédiction : Alléluia !

Catéchèse

2ème dimanche de Carême, fête de saint Grégoire Palamas, archevêque de Thessalonique (Grèce, 14ème s.) qui reformula l’expérience traditionnelle de la grâce non créée (« grâce » ou « énergie » incréée), qui déifie (ou « divinise ») le chrétien faisant la volonté du Père (accomplissant les commandements). Le but de la vie humaine est de connaître Dieu en étant assimilé à lui, en lui ressemblant (cf. la Mère de Dieu et tous les saints). On peut connaître le Seigneur en devenant par grâce ce qu’Il est par nature. L’enjeu du Carême : sanctification de notre vie, expérience de la lumière divine (incréée) après le repentir, rayonnement de l’amour de Dieu autour de nous (Eglise, société, création). Jésus Christ est mort et ressuscité pour que l’Esprit puisse entraîner l’humanité dans cette expérience si actuelle : Il s’est humanisé pour que l’être humain puisse être divinisé, tel est le message des saints apôtres et de l’Eglise : c’est là le « Salut ».

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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