Dimanche 12 mars 2006, Dimanche de l’Orthodoxie, fête des saintes icônes et mémoire des prophètes Moïse, Aaron et Samuel

Dimanche 12 mars 2006, Dimanche de l’Orthodoxie, fête des saintes icônes et mémoire des prophètes Moïse, Aaron et Samuel

Tropaire de la Résurrection (ton 5)

Fidèles, chantons et adorons le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit. Il est né de la Vierge pour notre salut, Il a daigné dans sa chair monter sur la Croix et supporter la mort, afin de ressusciter les morts par sa glorieuse Résurrection.

Tropaire du Triode (ton 2)

Devant ton image très pure nous nous prosternons, ô Dieu de bonté,  demandant le pardon de nos péchés, ô Christ Dieu, car Tu as daigné  monter librement sur la Croix dans ta chair afin de délivrer de la servitude de l’Ennemi ceux que Tu as créés. C’est pourquoi nous te rendons grâces en nous écriant: « Tu as rempli toute chose de joie, ô notre Sauveur, venu pour le salut du monde ! »

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit …

Et maintenant et toujours …

Kondakion du Triode (ton 8)

Le Verbe de Dieu, que l’univers ne peut contenir se laisse circonscrire en s’incarnant de toi, ô Mère de Dieu, et restaure l’antique image souillée par le péché en lui ajoutant sa divine beauté. Confessant le salut en parole et en action, restaurons nous aussi notre ressemblance avec Dieu.

Prokimenon en ton 4

Cantique de Daniel
Béni es-Tu, Seigneur, Dieu de nos Pères !
Ton Nom est loué et exalté dans tous les siècles !
V/ : Car Tu es juste en tout ce que Tu as fait pour nous ; toutes tes œuvres sont vérité.

Epître

Hébreux 11, 24-26, 32-40

Frères, c’est par la foi que Moïse, « devenu grand », refusa d’être fils d’une fille de Pharaon, aimant mieux être maltraité avec le peuple de Dieu que de connaître l’éphémère jouissance du péché : tel un bien supérieur aux trésors de l’Egypte lui parut « l’opprobre du Christ », car il avait les yeux fixés sur la récompense.
Que dire encore ? Le temps me manquerait si je voulais exposer en détail ce qui concerne Gédéon, Barak, Samson, Jephté, David, ainsi que Samuel et les prophètes, eux qui, grâce à la foi, soumirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent l’accomplissement des promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la violence du feu, échappèrent au tranchant du glaive, tirèrent force de leur faiblesse, montrèrent de la vaillance au combat, repoussèrent les invasions étrangères ; et des femmes ont recouvré, par la résurrection, leurs enfants.
Quant aux autres, ils se sont laissé torturer, refusant leur délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection. D’autres subirent comme épreuve la dérision et les coups de fouet, ainsi que les chaînes et la prison. Ils ont été lapidés, sciés, ils ont péri par le glaive, ils sont allés çà et là, sous des peaux de mouton ou des toisons de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde était indigne, errant dans les déserts, les montagnes, les cavernes et les creux de la terre. Et, bien que leur foi leur ait valu un bon témoignage, tous ceux-là n’ont pas bénéficié de la promesse, car Dieu avait prévu pour nous un sort meilleur, afin qu’ils ne puissent pas sans nous parvenir à la perfection.

Alléluia du ton 8

Ps.98, 6 (trad. des Septante)
Moïse et Aaron étaient parmi ses prêtres, et Samuel parmi ceux qui invoquaient son Nom.
V/ : Ils invoquaient le Seigneur, et Il les exauçait.

Evangile

Jean 1, 44-52 (n.trad.)

En ce temps-là, le lendemain du jour où Jésus avait appelé Simon Pierre, Il voulut se rendre en Galilée : Il rencontre Philippe. Jésus lui dit : « Suis-moi ! » Philippe était de Bethsaïde, de la ville d’André et de Pierre. Philippe rencontre Nathanaël et lui dit : « Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l’avons trouvé, c’est Jésus, le fils de Joseph de Nazareth. Et Nathanaël lui dit : « De Nazareth peut-il y avoir quelque chose de bon ? » Philippe lui dit : « Viens et vois ! » Jésus vit Nathanaël venir vers lui et Il dit de lui : « Voici vraiment un Israélite en lequel il n’y a pas de ruse. » Nathanaël lui dit : « D’où me connais-Tu ? » Jésus lui répondit : « Avant que Philippe ne t’appelât, quand tu étais sous le figuier, Je t’ai vu. » Nathanaël lui répondit : « Rabbi, Tu es le Fils de Dieu, Tu es le roi d’Israël ! » Jésus lui dit en réponse : « Parce que Je t’ai dit que Je t’ai vu sous le figuier, tu as la Foi ? Tu verras bien plus que cela ! » Et Il lui dit : « Amen ! Amen ! Je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’Homme ! »

Mégalynaire

En toi se réjouit toute la création, Ô Pleine de grâce, l’assemblée angélique et la race humaine ! Temple sanctifié, Paradis spirituel, Louange virginale ! De toi Dieu s’est incarné et devint petit enfant, Lui, notre Dieu avant les siècles ! Il fit de tes entrailles son trône et rendit ton sein plus vaste que les cieux. En toi se réjouit toute la création : Gloire à toi !

Koinonikon du dimanche

« Louez… »

Koinonikon des saints prophètes

Ps. 32 : « Exultez, les justes, dans le Seigneur ! Aux hommes droits convient la louange : Alléluia !» en ton occurrent, ton 5.

Catéchèse

Le Carême, acquisition de la joie pascale, celle du « Vivant revenu de chez les morts »

Chaque semaine de Carême s’accomplit dans une fête, on change les couleurs du pourpre à l’or le vendredi soir, on prend de l’huile et du vin, on célèbre la Résurrection et un fait glorieux chaque fois. Le but du Carême est l’acquisition de la liberté et de la joie ; Dieu nous appelle à évoluer du deuil à la liesse, des ténèbres du péché à la connaissance lumineuse de lui-même comme amour absolu : d’où l’importance du pardon (remise des dettes) mutuel qui libère le prochain et nous-mêmes. Les saints que nous montrent les icônes sont des humains évolués, accomplis, libérés, « ressemblants à Dieu » !
La fête de l’Orthodoxie rappelle que la vénération des icônes est normative pour la foi chrétienne: l’icône atteste l’Incarnation de la Parole. A travers le visible et le sensible, le croyant perçoit dans le saint Esprit le Christ, les saints et les fêtes que l’image montre. L’icône, (et l’Evangile, la Croix, les sacrements, l’« assemblée de Foi et de prière des baptisés» ou « Eglise »), signifie la présence. Le baiser liturgique donné à l’icône (et le baiser fraternel) est adressé au Christ invisiblement présent. L’Evangile lui-même est vénéré comme icône scripturaire du Verbe, équivalente de l’icône peinte.

Le sens mystique de la Fête est le renouvellement de l’empreinte de l’image divine dans le cœur de chaque fidèle par la conversion, le jeûne, la prière, l’aumône, l’hospitalité – l’accomplissement des saints commandements : c’est le banquet du Fils prodigue, que le Père accueille comme vraie image de lui-même, par la célébration et l’allégresse. La joie chrétienne n’est autre que la joie du Père céleste. L’ensemble du Carême se conçoit comme la préparation à célébrer la Résurrection. Mais cela correspond à une réelle expérience personnelle de changement intérieur, restaurant une relation vraie avec le Seigneur, à l’image de Nathanaël, « don de Dieu », qui se donne à Dieu et à qui Dieu se donne.

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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