Dimanche 15 janvier 2006

Dimanche 15 janvier 2006

Tropaire de la Résurrection (ton 5)

Fidèles, chantons et adorons le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit. Il est né de la Vierge pour notre salut, Il a daigné dans sa chair monter sur la Croix et supporter la mort, afin de ressusciter les morts par sa glorieuse Résurrection.

Tropaire(s) de l’église

Kondakion(-a) de l’église

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit …

Kondakion de la Résurrection (ton 5)

Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur, Tu as brisé les portes, ô Tout-puissant, pour ressusciter les morts, ô Créateur ! Tu brisas l’aiguillon de la mort, Adam fut délivré de la malédiction, et nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes !

Et maintenant et toujours …

Kondakion de la Mère de Dieu (ton 6)

Protectrice assurée des chrétiens, Médiatrice sans défaillance devant le Créateur, ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs ! Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi: « Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu,/ secours constant de ceux qui t’honorent !»

Prokimenon ton 5

Ps 11, 8 et 2
C’est Toi, Seigneur, qui nous garderas, qui nous préserveras de cette génération pour l’éternité !

V : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les vérités ont diminué chez les fils des hommes.

Epître

Colossiens 3, 4-11

Frères, votre véritable vie, c’est le Christ, et quand Il paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui et vous aurez part à sa gloire. Faites donc mourir tout ce qui est terrestre en vous : débauche, impureté, passions, mauvais désirs et avarice, car l’avarice est une sorte d’idolâtrie. Voilà ce qui attire la colère de Dieu. Voilà quelle était votre conduite autrefois, ce qui faisait votre vie.

Maintenant, rejetez tout cela : la colère, l’irritation, méchanceté, injures, grossièreté sortie de vos lèvres. Plus de mensonge entre vous, car vous vous êtes dépouillé du vieil homme avec ses habitudes et vous vous êtes revêtus de la nouvelle nature : celle de l’Homme nouveau qui se renouvelle continuellement à l’image de Dieu son créateur, pour parvenir à le connaître pleinement. Désormais, il n’y a plus Grecs et Juifs, circoncis et incirconcis, barbares, Scythes, esclaves ou hommes libres : mais le Christ est tout et Il est en tous !

Alléluia (ton 5)

Ps 88, 2 et 3
Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ! De génération en génération, ma bouche annoncera ta vérité !
– Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel ». Dans les cieux est préparée ta vérité.

Evangile

Luc 17, 12-19

En ce temps-là, Jésus entrait dans un village. Dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils se tinrent à distance et se mirent à crier : « Jésus, Maître, aie pitié de nous ! » Jésus les vit et leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres ». Pendant qu’ils y allaient, ils furent guéris. L’un d’entre eux, quand il vit qu’il était guéri, revint sur ses pas en louant Dieu à haute voix. Il se jeta aux pieds de Jésus, le visage contre terre, et le remercia. Cet homme était Samaritain. Jésus dit alors : « Tous les dix ont été guéris, n’est-ce pas ? Où sont les neuf autres ? Personne n’a-t-il pensé à revenir pour remercier Dieu, à part cet étranger ? »  Et Jésus lui dit : « Lève-toi ! Ta foi t’a sauvé ».

Catéchèse

La conversion et l’épanouissement de l’être humain

  1. « Se convertir » veut dire « se retourner » dans la bonne direction (dont on s’était « détourné »), dans le sens de « retourner » vers le Père, ce que fait le lépreux de ce jour : il « revient sur ses pas » et rencontre Jésus dans  la gratitude et l’adoration. De la supplication (« aie pitié de nous ! ») à la louange, c’est la prière chrétienne…

  2. Il veut dire également (grec « métanoia ») opérer un retournement, une révolution de l’intelligence, ou « intellect », (le grec « noûs » est l’ « œil de l’âme », la « fine pointe de l’âme », la tête de l’âme). C’est une réorientation de la faculté intuitive, plus fort qu’un simple changement de mentalité, une véritable subversion du mental.

  3. Il veut dire encore changer de mode de vie religieux, adopter une religion cohérente avec ce que l’on croit en profondeur ; ou même adopter de façon personnelle et adulte la religion et la foi de son enfance. C’est une prise en charge responsable de la vie religieuse : devenir fils et fille, héritier(e) du patrimoine de la Révélation.

  4. Enfin se convertir c’est changer sa façon de vivre, passer d’une vie selon les passions mauvaises (liste dans l’épître de ce jour !) à une vie sainte et heureuse, porteuse des fruits de l’Esprit.

  5. L’appel à la conversion, qui est le « principe » de l’Evangile (Mc.1, 1), est pour chaque personne un projet de renouvellement de soi pour « avoir part à la gloire du Christ » (épître de ce jour), accomplissement bienheureux de notre être dans la ressemblance au Modèle divin de notre humanité, le Christ et Verbe de Dieu ! Cette vie « sainte », selon le seul Saint qui est le Seigneur, est la vie vraiment humaine, naturelle et épanouie !

  6. Un tel accès à la vie paradisiaque passe par la guérison : le péché est « lèpre », c’est-à-dire symptômatiquement : insensibilité, absence de réaction au mal, décomposition de la chair et de l’âme. Les convertis sont peut-être un dixième de l’humanité, et ils sont ses porte-parole devant la face du Seigneur, les pontifes de la nouvelle Alliance !

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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