Dimanche 27 novembre 2005

Dimanche 27 novembre 2005

Tropaire de la Résurrection (ton 6)

Les vertus angéliques sur ton tombeau,
les gardes pétrifiés de crainte,
Marie près de ton sépulcre cherchait ton corps très pur ;
       Toi Tu captives l’enfer sans être séduit.
       Tu vas à la rencontre de la Vierge,
       Tu donnes la Vie, ô Ressuscité des morts, gloire à toi !

Tropaire (s) et kondakion (a) de l’église

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit …

Kondakion de la Résurrection (ton 6)

De sa main vivifiante, le Seigneur Source-de-vie, le Christ notre Dieu, a fait surgir tous les morts des ténèbres de l’enfer, accordant la résurrection à tout le genre humain. Il est vraiment notre Sauveur, notre Vie, notre Résurrection et le Dieu de l’univers !

Et maintenant et toujours …

Kondakion de la Mère de Dieu (ton 6)

       Protectrice assurée des chrétiens,
       médiatrice sans défaillance devant le Créateur,
ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !
Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi:
"Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, secours constant de ceux qui t’honorent".

Prokimenon (ton 6)

Ps 27, 9 et 1, trad. des Septante
Seigneur, Sauve ton peuple,
et bénis ton héritage !

V : Vers toi, Seigneur, je crie ; mon Dieu, ne garde pas le silence envers moi !

Epître

Colossiens 3, 12-16

Frères, vous qui êtes saints et bien-aimés de Dieu, vous qui êtes ses élus, revêtez vos cœurs de tendresse et de bonté, de patience, de douceur et d’humilité. Soutenez-vous mutuellement et, si quelqu’un en veut à quelqu’un, faites-vous grâce les uns aux autres. Puisque le Seigneur vous a fait grâce, faites de même à votre tour. Par-dessus tout cela, revêtez-vous d’amour, qui est le lien de la perfection. Et que la paix du Christ soit l’arbitre de vos cœurs, elle à laquelle, en un seul corps, vous avez été appelés. Enfin, soyez reconnaissants.

Qu’en abondance demeure en vous la parole du Christ. En toute sagesse, instruisez-vous, exhortez-vous mutuellement. Et de tout votre cœur, par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, dans la gratitude, chantez à Dieu !

Alléluia (ton 6)

Ps 90, 1 et 2, trad. des Septante
Celui qui demeure sous le secours du très Haut repose sous la protection du Dieu du ciel.
– Il dit au Seigneur : « Tu es mon soutien et mon refuge : mon Dieu, en qui je mets mon espérance ! »

Evangile

Luc 18, 18-27

En ce temps-là, un responsable interrogea Jésus et lui dit : « Maître bon, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » Jésus lui répondit : « Pourquoi dis-tu que Je suis bon ? Nul n’est bon que Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas d’adultère, ne tue pas, ne vole pas, ne porte pas de faux témoignage, honore ton père et ta mère. » L’autre répondit : « Tout cela, je l’ai gardé depuis ma jeunesse ! » A ces mots, Jésus lui dit : « Il te manque encore ceci : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis, viens et suis-moi ! » Quand il entendit ces paroles, l’homme devint très triste, car il était extrêmement riche. Jésus, le voyant attristé, déclara : « Comme il est difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le Royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu ! » Ceux qui écoutaient Jésus lui demandèrent alors : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus répondit : « Ce qui est impossible pour les humains relève de Dieu. »

Catéchèse

La vie en Christ, pendant le carême de Noël (et ensuite !) – voie de guérison

  1. Les commandements de Dieu sont des médicaments. La maladie de l’âme et du corps, si fréquente autour de nous, vient de l’éloignement de Dieu. Au Paradis, l’être humain ne connaissait ni l’une ni l’autre. Le Christ Dieu, le Fils du Père, le Seul Engendré, justement appelé Médecin des âmes et des corps, a donné à l’humanité des préceptes de vie et de salut, qui sont d’abord des conseils de santé de l’âme et du corps. Nous pouvons, bien sûr, et en priant pour eux, demander l’aide aux médecins de ce monde, car le Seigneur peut faire beaucoup de bien par eux. Toutefois, l’expérience de s’efforcer à appliquer un seul des commandements divins a donné à ceux qui s’y engageaient de toute leur force la santé de l’âme, d’abord, et souvent celle du corps. Les maladies de l’âme viennent de la rupture de communion avec le Père céleste : par les saints commandements, accomplis dans une obéissance pleine d’amour, nous retrouvons cette communion perdue, ainsi que la vie en Dieu qui nous est naturelle. Par l’obéissance aux préceptes du Seigneur, nous est donnée la guérison des maladies de notre âme, ces passions morbides appelées maladies psychiques. Nos saints Pères ont enseigné par expérience que la maladie psychique de base est l’amour de soi.

  2. Par la bouche de son saint apôtre dans le bel épître de ce jour, et par sa propre bouche, le Verbe incarné nous invite, non seulement à la santé de l’âme et du corps, mais encore au salut, cette « perfection » dont l’amour est le lien, dit saint Paul. La santé ne nous suffit pas : il nous est promis surtout le salut, qui est une sorte de santé, puisque c’est la guérison définitive de la souffrance et de la mort. Nos Pères dans la Foi ont développé une méthodologie spirituelle : au commandement correspond une pratique. En effet, nous pouvons nous poser la question, non seulement « comment être sauvé ? » mais « comment appliquer ces beaux projets que nous présentent l’Apôtre et le Christ ? Comment appliquer ces conseils ? » En fait, c’est l’objet des grands carêmes de l’Eglise du Christ : s’exercer à modifier son existence intérieure et extérieure pour la conformer au Christ, suivant les engagements baptismaux. La méthode relève généralement du jeûne, de la prière et de l’aumône, selon l’enseignement de Jésus Christ lui-même. Voulons-nous « revêtir » toutes ces belles vertus que promet saint Paul ? Il ne suffit pas d’en prendre la résolution ; il nous faut renoncer à leur contraire ; et il nous faut surtout les demander au Seigneur – « Seigneur, inspire-moi ton amour véritable pour Untel ! » « Seigneur, inspire-moi la grâce de te remercier en toute chose ! » Ou encore, nous pouvons acquérir l’amour en bénissant les personnes, en rendant grâce pour elles, en nous repentant avec larmes de ne pas les aimer ; et nous pouvons acquérir la gratitude en utilisant fréquemment les psaumes et les prières de louange de l’Eglise, et en renonçant à l’ingratitude. Ce ne sont là que des exemples. Le mieux serait que chacun de nous reçoive du Seigneur un père spirituel et qu’il se remette à lui comme à Dieu lui-même – et qu’il prenne les médecines qui lui seront prescrites !

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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