Dimanche 20 novembre 2005, avant-fête de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple

Dimanche 20 novembre 2005,
avant-fête de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple

Tropaire de la Résurrection (ton 5)

Fidèles, chantons et adorons le Verbe coéternel au Père et à l’Esprit. Il est né de la Vierge pour notre salut, Il a daigné dans sa chair monter sur la Croix et supporter la mort, afin de ressusciter les morts par sa glorieuse Résurrection.

Tropaire de l’avant-fête (ton 4)

Anne, en ce jour, nous annonce la joie, portant comme fruit l’antidote du chagrin, la seule toujours-vierge qu’en ce jour, en l’accomplissement de son vœu, elle offre au Temple du Seigneur comme la Mère immaculée, le vrai temple du Verbe divin.

Tropaire(s) de l’église

Kondakion de la Résurrection (ton 5)

Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur, Tu as brisé les portes, ô Tout-puissant, pour ressusciter les morts, ô Créateur !
Tu brisas l’aiguillon de la mort, Adam fut délivré de la malédiction, et nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes !

Gloire au Père et au Fils et au saint Esprit …

Kondakia de l’église

Et maintenant et toujours …

Kondakion de l’avant-fête (ton 4)

D’allégresse l’univers en ce jour est comblé, en l’auguste festivité de la Mère de Dieu, et chante : « Voici le Tabernacle des cieux ! »

Prokimenon (ton 5)

Ps 11, 8 et 2
C’est Toi, Seigneur, qui nous garderas,
qui nous préserveras de cette génération pour l’éternité !

V : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les vérités ont diminué chez les fils des hommes.

Epître

Ephésiens  5, 8-19

Frères, conduisez-vous en fils de la Lumière, car le fruit de l’Esprit, c’est tout ce qui est bonté, justice et vérité. Sachez reconnaître ce qui plaît au Seigneur, et ne prenez aucune part aux œuvres stériles des ténèbres ; démasquez-les plutôt. Ce qui s’y fait en cachette, on rougit même d’en parler. Mais, quand ces choses-là sont démasquées, leur réalité se révèle au grand jour, car ce qui révèle tout, c’est la Lumière. C’est pourquoi l’on chante : « Toi qui dors, éveille-toi, d’entre les morts relève-toi, et le Christ t’illuminera ! » Prenez donc bien garde à votre conduite : ne vivez pas comme des insensés, mais comme des sages ; tirez parti du temps présent, car nous traversons des jours mauvais. Ne soyez donc pas irréfléchis, mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur. Ne buvez pas jusqu’à l’ivresse, car le vin porte à la débauche ; laissez-vous plutôt remplir par l’Esprit saint. Dites entre vous des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantez pour le Seigneur et psalmodiez de tout cœur.

Alléluia (ton 5)

Ps 88, 2 et 3
Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ! De génération en génération, ma bouche annoncera ta vérité !
Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel ». Dans les cieux est préparée ta vérité.

Evangile

Luc 12, 16-21

En ce temps-là, le Seigneur dit cette parabole. Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté ; et il se demandait en lui-même : « Que vais-je faire ? car je n’ai pas où loger ma récolte. » Puis il se dit : « Voici ce que je vais faire. Je vais abattre mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y serrerai tout mon blé et mes biens, et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour beaucoup d’années ; repose-toi, mange, bois, réjouis-toi ! » Mais Dieu lui dit : « Insensé ! Cette nuit même on va te redemander ton âme ; et ce que tu auras amassé, qui l’aura ? » Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s’enrichir en vue de Dieu.

Koinonikon (Chant de communion)

Louez le Seigneur des cieux !
Louez-le dans les lieux très hauts !
Alléluia !

Catéchèse

La tradition du jeûne et de l’abstinence pendant le carême de Noël ou Avent

Le carême de la Nativité, appelé également « carême de Noël », « carême de saint Martin » (la fête de saint Martin est le 11 novembre) ou « carême de saint Philippe » (la fête du saint apôtre Philippe est le 14 novembre), est un temps de purification physique et spirituelle pour accueillir le Verbe incarné. Il appartient à la tradition ancienne de l’Eglise universelle. Il dure quarante jours (six dimanches) et a toujours une date fixe : du 15 novembre au 25 décembre. On commence le soir du 14 novembre, mais si ce jour est un mercredi ou un vendredi on commence le 13 au soir.

C’est un carême plus léger que celui de Pâque. Nous renonçons à la viande, aux œufs et au fromage (échos du mystère pascal). Lundi, mercredi et vendredi on s’abstient de vin et d’huile. Mardi et jeudi on prend du vin et de l’huile ; samedi et dimanche on prend du poisson, de l’huile et du vin. Le poisson est consommé seulement jusqu’à la Saint-Nicolas (6 décembre) inclus, milieu de l’Avent.

La veille de Noël on mange seulement le soir des céréales, des fruits et des légumes. Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt tout jeûne et toute abstinence.

Le 21 novembre, mémoire de la Présentation de la Mère de Dieu au Temple, on mange du poisson. Il en est de même les lundis, mercredis et vendredis, s’il y a une fête.

Pendant le carême de Noël, on ne célèbre pas de mariage.

Pour cette quarantaine, faisons quelques projets : lire davantage la Parole de Dieu ; prier davantage, surtout en famille ; nous confesser plus souvent ; nous montrer miséricordieux avec notre entourage humain et avec toutes les créatures. Nous nous préparerons ainsi au grand mystère de Noël : Dieu devenu un être humain parmi d’autres, sans cesser d’être la Personne divine du Verbe, assumant tout ce qui est humain, et habitant parmi les humains pour changer son monde de l’intérieur et le sauver.

L’épître et l’évangile de ce jour nous inspirent, pour nous préparer, la sobriété et à la veille. Le Seigneur nous parle et nous appelle à vivre selon la Lumière de sa sagesse et de sa présence : Il vient dans les ténèbres de notre ignorance de lui, pour nous illuminer par la révélation de lui-même. Il nous invite à garder nos esprits et nos cœurs vigilants grâce à la psalmodie, et en pensant au terme de notre vie et de l’Histoire. La matérialisme qui nous entoure est une illusion (ne vivons pas comme des « insensés », nous dit l’Esprit saint), parce que le terme de notre existence et de l’histoire humaine et cosmique tout entière est la rencontre merveilleuse et redoutable avec le Seigneur de tout et de tous. Nous sommes invités à « nous enrichir en vue de Dieu » ! Qu’est-ce que cela veut dire ?

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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