Dimanche 9 octobre 2005, 20eme de Pentecôte, 3eme apres la Croix, memoire du saint apotre Jacques, fils d’Alphee, et des saints martyrs Denis, Rustique et Eleuthere de Paris

Dimanche 9 octobre 2005
20ème de Pentecôte, 3ème après la Croix,
mémoire du saint apôtre Jacques, fils d’Alphée, et des saints martyrs Denis, Rustique et Eleuthère de Paris

Tropaire de la Résurrection (ton 7):

Par ta Croix, Seigneur,
       Tu as détruit la mort ;
       Tu as ouvert au larron le Paradis.
Tu as changé en joie le deuil des saintes femmes
et Tu as donné l’ordre à tes apôtres de proclamer que Tu es ressuscité, ô Christ Dieu, pour donner au monde la grâce du salut.

Tropaire(s) de l’église

Tropaire de saint Jacques (ton 4)

En ton âme ayant reçu par le souffle des langues de feu comme apôtre divin,
illustre Jacques, la grâce de l’Esprit,
       sur le monde tu brillas comme l’astre du matin ;
       tu dissipas avec les idoles la nuit des multiples divinités ;
pour nos âmes désormais prie sans cesse le Seigneur !

Kondakion de saint Jacques (ton 2)

Comme un astre brillant sur l’entière création
acclamons dans nos hymnes l’apôtre divin, saint Jacques, le témoin oculaire du Christ ;
et célébrons sa fête en ce jour, car il intercède sans cesse pour nous tous.

Kondakia de l’église

Gloire…

Kondakion de la Résurrection (ton 7)

Désormais la force de la mort est impuissante à retenir les mortels, car le Christ est descendu, brisant et détruisant les puissances de la mort. L’Enfer est enchaîné, les prophètes tous ensemble se réjouissent. Le Sauveur, disent-ils, est apparu à ceux qui demeurent dans la foi: venez, fidèles, prendre part à la Résurrection !

Et maintenant…

Kondakion de la Mère de Dieu (ton 6):

       Protectrice assurée des chrétiens,
       médiatrice sans défaillance devant le Créateur,
ne dédaigne pas la voix suppliante des pécheurs !
Mais dans ta bonté hâte-toi de nous secourir, nous qui te crions avec foi:
"Sois prompte dans ton intercession, et empressée dans ta prière, ô Mère de Dieu, secours constant de ceux qui t’honorent".

Prokiménon du dimanche (ton 7)
Ps 28, 11 et 1 , traduction des Septante

Le Seigneur donnera la force à son peuple ; le Seigneur bénira son peuple dans la paix.
– Apportez au Seigneur, fils de Dieu, rapportez au Seigneur gloire et honneur !

Epître

Galates 1, 11-19 — usage roumain , notre traduction (saint Jacques : 1 Corinthiens 4, 9-16)

Frères, je vous informe que la bonne Annonce (l’Evangile) annoncée par moi n’est pas humaine. Je ne l’ai pas reçue d’un être humain, elle ne m’a été enseignée par personne, mais révélée par Jésus-Christ.

Vous avez entendu parler de la façon dont je me conduisais quand j’étais attaché à la religion juive. Vous savez comment je persécutais avec violence l’Eglise de Dieu et m’efforçais de la détruire. Je surpassais bien des compatriotes juifs de mon âge dans la pratique de la religion juive ; j’étais extrêmement zélé pour les traditions de mes pères.

Lorsque Celui qui m’a choisi dans les entrailles de ma mère et m’a appelé par sa grâce eut la bienveillance de révéler son Fils en moi pour que j’en fasse la bonne Annonce aux nations, aussitôt, sans consulter ni la chair ni le sang, et sans me rendre à Jérusalem pour voir ceux qui furent apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie, puis je suis retourné à Damas. C’est trois ans plus tard que je me suis rendu à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je suis resté quinze jours avec lui. Je n’ai vu aucun autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur.

Alléluia du dimanche (ton 7)
Ps 91, 2 et 3, traduction des Septante

Il est bon de confesser le Seigneur, et de chanter pour ton Nom, Très-Haut !
- pour annoncer au matin ta miséricorde, et ta vérité durant la nuit !

Evangile

Luc 7, 11-16 — notre traduction (saint Jacques : Luc 10, 16-21)

En ce temps-là, [après la guérison du fils du centurion] Jésus se rendit à une ville appelée Naïn ; ses disciples et une grande foule l’accompagnaient. Comme Il approchait de la porte de la ville, voilà qu’on portait en procession un mort : c’était le fils unique de sa mère, qui était veuve. Une foule sortie de la ville se trouvait avec elle. Quand le Seigneur la vit, Il fut ému pour elle dans ses entrailles et lui dit : « Ne pleure pas ! » Et s’avançant Il toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent. Jésus dit : « Jeune homme, Je te le dis, réveille-toi ! » Le cadavre se dressa sur son séant et se mit à parler. Jésus le donna à sa mère. Tous furent saisis de crainte ; ils louaient Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous ! » et aussi : « Dieu a pris en considération son peuple ! »

Catéchèse

La seigneurie de Jésus notre Dieu accessible par ses énergies dans son Eglise

  1. Dieu Parole parle (3 fois le verbe « parler », « dire » dans l’év.) ; Il est le Verbe du Père ; Logos créateur avec le Père et l’Esprit, Il manifeste sa puissance divine par ses paroles (logoi) : Il réveille un cadavre et lui donne la parole à son tour ; il guérit sa mère de ses larmes. La foi chrétienne est la foi dans la Parole ou Verbe de Dieu : non le texte écrit, mais la personne (hypostase) divine du Verbe incarné dont l’Ecriture est l’icône scripturaire. Les chrétiens ne sont pas des gens du livre ; ils sont les gens de Dieu le Verbe vénéré dans son Icône, son Evangile, son Eglise (son Corps et son Sang, et tous les sacrements ou « mystères »).

    Il parle au cœur de l’être humain : le Père révèle le Fils, le Fils révèle la volonté du Père (le Père a « révélé son Fils en moi », « évangile révélé par Jésus-Christ », dit saint Paul), comment ? Par le saint Esprit ! Le chrétien est celui à qui la Parole en personne parle par l’Esprit. La révélation par le saint Esprit fonde la connaissance de Dieu, théologie mystique. Ne renonçons pas à cette expérience, pour nous et les autres !

  2. Dieu le Verbe présent dans son peuple : apôtres, disciples, foule – image de l’Eglise. Penser aux fresques des églises orthodoxes, le Christ en gloire entouré de la multitude des saints. Il est présent au milieu d’Israël comme Dieu souverain (pantocrator) et comme Messie. Il est compatissant pour son peuple (« Il prend en considération » ses souffrances). Insister auprès des enfants sur la compassion divine.
  3. Le Verbe agit comme puissance de résurrection : « réveille-toi ! ». Comparer avec le réveil de Lazare. Il y a deux mots en grec : « anastasis », résurrection du Christ lui-même, et ici « egersis », réveil (cf.  « egersis tou Lazarou »). Insister sur le réalisme, la vérité historique et évènementielle du texte. L’Evangile n’est pas une légende. Il est l’événement divin qui transfigure l’Histoire. Le Christ est la Résurrection en personne et en marche ! Là est le contenu des sacrements de l’Eglise : la grâce ou énergie vivifiante et déifiante du Verbe.
  4. Les saints du jour : Jacques fils d’Alphée ne se confond pas avec le « frère du Seigneur ». Frère de l’évangéliste Matthieu, il faisait tant de miracles qu’on le nommait le « germe divin ». Il mourut en croix comme son Seigneur le Christ Dieu et Homme. Denis, Rustique et Eleuthère furent martyrs à Lutèce vers 250. Ces saints anciens sont la racine orthodoxe de l’Eglise chrétienne dans notre pays.

Archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
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